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Plusieurs victimes dénoncent l'utilisation de la “drogue du violeur” dans des bars de Besançon

Le GHB est incolore et inodore. / © Philippe Labrosse/MaxPPP
Le GHB est incolore et inodore. / © Philippe Labrosse/MaxPPP

Qui drogue certains Bisontins lors de soirées dans les bars ? C'est la question que se posent des victimes de "black out" après des soirées dans des bars bisontins. Pour l'instant, aucune plainte n'a été déposée mais la police reste vigilante.

Par Sarah Rebouh

"Un certain nombre d'histoires de trous noirs douteux font de plus en plus écho à Besançon". L'alerte a été lancée le 2 janvier via les réseaux sociaux. Un DJ bisontin a interpellé les noctambules de Besançon, via sa page Facebook, et appelle à la plus grande prudence. Il explique qu'il s'est réveillé sans aucun souvenir après qu'une personne a déversé du GHB/GBL dans son verre "il y a deux semaines". "Certaines personnes se sont réveillées aux urgences, positives à cette merde, après en avoir consommé à leur insu" ajoute-t-il.

Il a raconté plus en détails à nos confrères de Radio Bip : "Une copine à qui j’avais payé un verre la veille, m’a appelé pour me demander des informations sur la soirée, car elle ne se souvenait de plus rien. Je devais travailler du coup, pas de consommation d’alcool importante et pourtant j’ai eu le même black-out avec au réveil une sensation d’avoir été drogué."
 

Pas de plainte déposée


La publication du jeune homme a été partagée plusieurs centaines de fois sur les réseaux sociaux. Dans les commentaires, certains disent avoir vécu le même sort, il y a peu, après avoir passé la soirée dans divers bars bisontins. 

Contacté par nos soins, le commissaire de police de Besançon Charly Kmyta nous explique qu'aucune plainte n'a été déposée mais que la police est désormais prévenue et vigilante. Il invite les victimes à venir porter plainte."On a absolument pas eu de plaintes qui sont remontées de notre côté. Nous allons vérifier que l'on a pas eu de cas suspects concernant des vols notamment puisqu'à priori, et par chance, il ne s'agit pas de cas d'agressions sexuelles. Ce n'est pas un phénomène qu'on a identifié. En attendant, si des gens se posent des questions ils peuvent venir nous le signaler. Ceux qui ont des preuves d'avoir été drogués à leur insu peuvent venir porter plainte. On va faire attention à ce genre de phénomène" a expliqué le commissaire de Besançon. 
 

Poudre blanche soluble ou liquide incolore et inodore


Le GHB, aussi appelé "drogue du violeur" est une drogue de synthèse aux propriétés sédatives et amnésiantes. En France, il est utilisé en médecine pour le traitement de la narcolepsie (trouble du sommeil chronique) et comme anesthésiant préopératoire ; il connaît depuis une vingtaine d’années une utilisation détournée à des fins non-médicales par certaines personnes mal intentionnées, parfois pour "dépouiller" ou "violer" des victimes. Les agresseurs qui en font usage cherchent à plonger leurs victimes dans un état passif, de façon à ce qu’ils puissent abuser d’elles sans avoir recours à la force.

"Le GHB se présente sous forme de poudre blanche soluble ou de liquide incolore et inodore, il est alors conditionné dans de petites fioles en verre ou en plastique" selon droguesinfoservice.fr.
 

Les gestes simples à adopter en soirée


Il existe quelques réflexes simples à adopter en soirée pour éviter d'absorber du GHB à son insu : 
► Ne posez pas votre verre, gardez-le en main,
► Ne buvez pas dans le verre d'un inconnu, 
► Si vous avez un doute sur votre état et que vous ressentez une fatigue "anormale", prévenez le barman ou un responsable, une personne de confiance afin que plusieurs personnes puissent avoir un oeil sur vous et contacter les secours en cas de besoin.
 

L’usage de la drogue du violeur est désormais puni par la loi

L’usage de la drogue du violeur, dans le but d’altérer la conscience d’une personne et de l’abuser sexuellement, constitue désormais une circonstance aggravante en cas de viol ou d’agression sexuelle dans la loi, mais également un délit à part entière. (source : leparticulier.lefigaro.fr

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