Le professeur Humbert condamné à verser 8 000 € d'amende au CHU de Besançon pour diffamation

Le professeur Philippe Humbert lors de l'audience de son procès pour diffamation contre l'hôpital de Besançon, le 27 septembre dernier / © France 3 Franche-Comté : Sébastien Poirier
Le professeur Philippe Humbert lors de l'audience de son procès pour diffamation contre l'hôpital de Besançon, le 27 septembre dernier / © France 3 Franche-Comté : Sébastien Poirier

Le professeur Philippe Humbert, dermatologue au CHU de Besançon, était poursuivi pour diffamation par son employeur, l'hôpital bisontin. Il a été condamné à verser 8000 € d'amende dont 4000 € avec sursis. Le jugement a été rendu aujourd'hui par le tribunal correctionnel de Besançon.  

Par Margaux Tertre

Le professeur Philippe Humbert, dermatologue et ex-chef de service au CHU de Besançon, a-t-il diffamé l'hôpital bisontin ?
D'après le tribunal correctionnel de Besançon, la réponse est oui. Il a été condamné ce lundi à verser 8 000 € d'amende dont 4 000 € avec sursis pour avoir "porté atteinte à l'honneur et à la considération" du CHU Minjoz. Le professeur Humbert doit également vers 2 000 € de dommage et intérêt à l'hôpital.
 

Il dénonçait des dysfonctionnements dans l'hôpital


En avril dernier, le praticien dénonçait des dysfonctionnements au sein du CHU Minjoz dans le livre Hôpitaux en détresse, patients en danger. L'hôpital avait donc pris la décision de porter plainte contre lui pour diffamation.
L'audience du 27 septembre dernier avait été le théâtre de longs débats et avait été mis en délibéré jusqu'à ce jour. La condamnation du professeur Humbert est sévère puisqu'elle est allée au delà des réquisitions du parquet qui requérait 10 000 € d'amende avec sursis.  

Pour le professeur Humbert, cette condamnation est "le prix de la vérité et de la défense des malades". 
Le professeur Humbert a par ailleurs été condamné par la chambre régionale de l'ordre des médecins à une interdiction d'un an avec six mois de sursis de pratique de la médecine. Condamnation dont il a fait appel et qui met en suspens son application. Le professeur est donc pour l'instant toujours autorisé à travailler. 


Une procédure disciplinaire du ministère de la Santé et de la Recherche 


Une autre procédure disciplinaire est également en cours à son égard. Le ministère de la Santé et celui chargé de la Recherche et des Technologies ont lancé une action suite au harcèlement prétendu de collaborateurs du professeur quand il était chef de service à l'hôpital de Besançon. 

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