Stage obligatoire en seconde. Ce qu'il faut savoir sur la nouvelle plateforme "1 jeune, 1 solution"

Le gouvernement l’a annoncé fin 2023 : les lycéens de seconde devront réaliser un stage d'observation du 17 au 28 juin prochain. Pour aider les élèves et leurs familles à trouver une entreprise d'accueil, le gouvernement ouvre ce lundi 25 mars un service dédié sur le site 1jeune1solution.

Alors qu'il était encore ministre de l'Éducation, Gabriel Attal avait annoncé l'obligation d'un stage pour les élèves de seconde générale et technologique du 17 au 28 juin 2024. L'objectif : améliorer la politique d’orientation des jeunes et de rendre toujours plus dynamique le lien entre l’école et les entreprises, ainsi que tous les employeurs, publics comme privés.

Ce lundi 25 mars 2024, la plateforme 1jeune1solution a ouvert un service pour aider ces lycéens dans la recherche de stage d'observation de deux semaines. Mais ces stages ne mettent pas tout le monde d'accord, à commencer par la SNES-FSU.

En entreprise, en administration ou en association

La plateforme, lancée en juillet 2020, par le gouvernement, pour répondre à la détresse des jeunes lors la crise du covid-19, permet aux moins de 26 ans de trouver un stage, une alternance ou même un emploi. Depuis ce 25 mars, elle s'adresse également aux élèves de seconde.

Cette expérience professionnelle doit se dérouler en entreprise, en administration ou en association. Si certains peuvent s'appuyer sur le réseau de leurs parents, ce n'est pas le cas de tous. Alors, si l'élève ne trouve pas de stage, il peut se tourner vers un séjour linguistique ou le SNU. "Certains de mes élèves ont trouvé des séjours linguistiques en Irlande, Angleterre ou Allemagne, mais ça a un coût et tout le monde ne peut pas se le permettre. Ça accentue les inégalités", explique Nathalie Faivres, co-secrétaire académique du SNES-FSU.

Des stages dans des secteurs divers

En Franche-Comté, pour le moment, une petite dizaine d'offres sont disponibles. À Besançon, le restaurant Le Cercle accepte d'accueillir un stagiaire pour la mise en place et le service. À Chemaudin-et-Vaux dans le Doubs, l'entreprise SBVI souhaite faire "découvrir les métiers de la logistique". À Sancey, Pierre Dzickon propose de faire découvrir son métier de tailleur de pierre : "il faut faire découvrir notre métier qui est rare. Les métiers du bâtiment ne sont pas à la mode et un jour, il faudra bien nous succéder", déclare-t-il.

Du côté de Vesoul, la Direction départementale de l'Emploi, du Travail, des Solidarités et de la Protection des Populations de la Haute-Saône propose à un jeune de participer aux contrôles des établissements manipulant des denrées alimentaires pour garantir aux consommateurs la salubrité des produits alimentaires des champs aux assiettes, enfin à Pussey un stage dans une agence immobilière est disponible.

Trois offres pour un millier d'élèves

Mais cela reste insuffisant pour Nathalie Faivres. "J'ai compté trois stages à Besançon et autour. C'est trop peu quand on sait qu'il y a approximativement un millier d'élèves de seconde à Besançon". Elle continue : "On n'a toujours pas de cadrage de ces stages. On ne sait rien de ces stages". Pour elle, les rendre obligatoire, est "hors sol, déconnecté des réalités socio-économiques du pays. Surtout quand c'est seulement un stage d'observation. On se demande à quoi ça veut leur servir", s'interroge la co-secrétaire du SNES-FSU.

À la même période, les étudiants en bac pro auront, eux aussi, un stage à réaliser, "ça va créer de la concurrence alors que pour eux le stage est obligatoire pour valider leur année".

Face au manque d'offres de stage, Nicole Belloubet, ministre de l'Éducation nationale, a appelé, vendredi 22 mars, les entreprises à se mobiliser. Les entreprises de Besançon et des alentours, qui souhaitent accueillir un élève de seconde en stage, peuvent déposer leur offre sur le site 1jeune1solution. L'entreprise devra préciser les horaires et le lieu du stage dans l'annonce.

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