Véhicules brûlés, propriétaire en colère, ce que l'on sait de l'incendie de la rue des 4 Vents à Besançon

Dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 mai 2024, trois véhicules ont été incendiés dans la rue des 4 Vents, entre les quartiers Saint-Claude et Combe Saragosse à Besançon (Doubs), un secteur plutôt calme d'ordinaire. La police a ouvert une enquête délictuelle.

Il était 1h25 du matin lorsque pompiers et policiers ont été appelés rue des 4 Vents, près du Boulevard Blum, à la limite des quartiers Saint-Claude et Combe Saragosse à Besançon. Trois véhicules ont été brûlés. On ignore pour l'heure si les voitures ont été fracturées avant, ni même si l'incendie est d'origine accidentelle ou criminelle, bien que cette dernière piste soit fortement envisagée. "Aucune présence" n'a pu être constatée sur place d'après la police qui a ouvert par défaut une "enquête délictuelle". La rue des 4 Vents comme le quartier sont des secteurs d'ordinaire calmes, même si "le risque zéro n'existe nulle part" précise une source policière. 

Un patron en colère

L'un des trois véhicules incendiés appartient à l'entreprise de menuiserie Véranda Bois Concept. Un salarié l'avait garé près de chez lui avant de partir ce lundi matin sur un chantier. Le gérant de la société, Stéphane Nosjean ne décolère pas. "Entre la valeur de remplacement du véhicule, que j'estime à 6 ou 7 000 € et les 8 000 € d'outillages et de consommables présents dans la voiture, j'ai perdu 15 000 €, explique-t-il. Une somme comme celle-là, je mets un an et demi à la mettre de côté !" Pour lui, pas doute, le véhicule a d'abord été fracturé, mais le verrou anti-effraction des véhicules utilitaires ayant empêché le vol, on y a ensuite mis le feu. 

Un épisode révélateur, pour Stéphane Nosjean, d'un climat dégradé et d'une violence accrue sur Besançon, comme ailleurs en France. "Il ne s'écoule pas une semaine sans qu'on me rapporte un braquage dans un bâtiment, sur un véhicule d'artisan, chez des sous-traitants, poursuit l'artisan de 45 ans, quatrième génération dans l'entreprise. On est embêtés en bas des quartiers. On est obligés de laisser un gars pour surveiller les véhicules pendant qu'on est sur les chantiers. Où va-t-on ? ... Je sature. Ce n'était pas comme ça quand j'étais gamin..." Stéphane Nosjean doit se rendre au commissariat de Besançon pour porter plainte.