VIDÉO. Besançon : comment Rocket, le chien-robot numérise la Citadelle en réalité augmentée

Une société basée à Saône dans le Doubs travaille actuellement à numériser la Citadelle de Besançon en 3D grâce à un chien-robot tout terrain, capable de prouesses technologiques. Une grande première.

C'est un chien qui ne passe pas inaperçu à la Citadelle de Besançon. Ce chien-robot de Boston Dynamics a une mission : permettre à la société Capture 4CAD, installée à Saône près de Besançon, de scanner à 360 degrés la Citadelle sous toutes ses coutures, afin de "reconstituer virtuellement" le monument de Vauban en réalité augmentée.

Prendre des photos, un humain peut le faire. Mais Rocket va beaucoup plus vite. Tout au long de ces déplacements, le scanner du robot peut prendre jusqu'à 500 000 points par seconde. Un gain de temps considérable lorsqu'il s'agit de modéliser une superficie de 250 000 m2.

Seules les toitures ne sont pas modélisables par le chien. Les images devront être prises par un drone. Mais le robot est tout terrain. Il est doté de capteurs qui lui "permettent de comprendre son environnement" et de savoir si le terrain est praticable, explique Hugo Parent, chargé de projet technico-commercial au sein de Capture 4CAD, au micro de nos journalistes Stéphanie Bourgeot et Fabienne Le Moing. 

"Mieux comprendre le génie de Vauban"

"Ce travail de numérisation va nous permettre à moyen-long terme de construire des outils de médiation innovants en réalité augmentée avec des lunettes et écrans immersifs", explique le conseiller municipal en charge de la Citadelle François Bousso, qui souhaite que le monument construit à partir de 1668 et classé au patrimoine mondial de l'UNESCO soit "éternellement dans l'air du temps".

Cette technologie offre des "possibilités infinies" qui permettent "de prendre de la hauteur et de mieux comprendre la complexité et le génie de Vauban", "de nous plonger dans ce qu'elle était hier et dans ce qu'elle est aujourd'hui", ajoute François Bousso.

Ce travail de numérisation va se poursuivre jusqu'à mi-avril. Il faudra ensuite "6 à 8 mois de numérisation, 3 mois de traitement des données numériques et 3 mois de réalisation de supports en réalité augmentée", explique la Citadelle.

Les visiteurs devront donc attendre fin 2024 pour découvrir ces nouveaux outils d'immersion en réalité augmentée, qui permettront de découvrir d'un œil neuf ce joyau de l'architecture franc-comtoise.