Cyberharcèlement dans l'affaire Mila : une personne originaire du Doubs interpellée

Cinq nouvelles personnes, dont une originaire du Doubs, ont été interpellées ce mardi 28 septembre. Placés en garde à vue, ces individus sont suspectés d'avoir cyber-harcelé et menacé de mort Mila, une adolescente qui avait fait polémique après une vidéo sur l'islam.

Cinq nouvelles personnes, interpellées le 28 septembre et suspectées d'avoir cyber-harcelé et menacé de mort Mila après sa publication d'une vidéo polémique sur l'islam, seront jugées en avril, a indiqué le parquet de Paris. Parmi ces individus figure une personne originaire du Doubs. Les autres accusés proviennent de Seine-et-Marne, de l'Ardèche, de l'Yonne.

Quatre femmes et un homme, âgés de 18 à 38 ans, ont été placés en garde à vue le 28 septembre, a indiqué le parquet de Paris. Ils seront jugés les 11 et 12 avril pour "harcèlement moral en ligne" et "menaces de mort" à l'encontre de Mila.

Cette adolescente avait été la cible d'un "raz-de-marée de haine" après avoir répondu en janvier 2020 à des injures sur les réseaux sociaux sur son orientation sexuelle par le biais d'une vidéo véhémente sur l'islam. Alors âgée de 16 ans et demi, elle avait été contrainte de quitter son lycée. Elle vit depuis sous protection policière. Elle s'était attiré une nouvelle salve de menaces après la publication d'une seconde vidéo polémique, le 14 novembre 2020.

Déjà une interpellation dans le Doubs

En juin 2020, un adolescent du Doubs âgé de 16 ans avait été mis en examen suite à l’enquête menée par la section de recherches de Grenoble. "Il lui est reproché d’avoir été à l’origine de la diffusion d’informations personnelles relatives à la jeune fille", indiquait alors le parquet de Vienne.

L’adolescent comtois avait reconnu avoir diffusé les informations personnelles de Mila, et a été mis en examen pour "vol, harcèlement électronique et usage de données d’identification d’autrui". Il avait été placé sous contrôle judiciaire, relatait France Bleu Besançon.

Des premières condamnations

En juillet 2021, le tribunal correctionnel de Paris avait déjà condamné à des peines de quatre à six mois de prison avec sursis dix personnes pour "harcèlement en ligne" et la 11e, une jeune femme de 18 ans, pour "menaces de mort". Un 12e prévenu a bénéficié d'un vice de procédure et le dernier a été relaxé faute de preuves.

Concernant les cinq personnes qui seront jugées en avril, quatre d'entre elles se voient reprocher des messages diffusés avant le procès, selon une source proche de l'enquête, tandis que le message incriminé concernant la cinquième personne serait postérieur au procès.

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