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Isère : l'auteur de l'attentat est de Pontarlier et a habité Besançon

La mosquée de Pontarlier où se rendait Yassin Salhi et d'où a été exclu Frédéric-Jean Salvi, terroriste recherché en Indonésie
La mosquée de Pontarlier où se rendait Yassin Salhi et d'où a été exclu Frédéric-Jean Salvi, terroriste recherché en Indonésie

L'actualité aujourd'hui, c'est ce terrible attentat dans l'Isère. Son auteur est originaire de Pontarlier dans le Haut-Doubs. Yassin Salhi a quitté la ville à l'adolescence. Il a habité Besançon jusqu'en décembre de l'an dernier.

Par Catherine Eme-Ziri

L'attentat islamiste ne fait plus aucun doute dans l'attaque d'une usine américaine située dans la banlieue de Lyon. Un homme a été décapité. Il s'agit d'un chef d'entreprise de transports, âgé d'environ 45 ans, et qui serait l'employeur du principal suspect : Yassin Salhi.
Yassin Salhi a habité Pontarlier jusqu'à son adolescence, puis Besançon, en 2013 et 2014. Il aurait quitté Planoise en décembre dernier où il vivait avec sa femme et ses trois enfants. Il a arrêté aussitôt après les faits.
Un autre suspect est recherché dans le cadre de cette enquête et il s'agit, là aussi, d'un Pontissalien. Frédéric-Jean Salvi s'est converti à l'islam et s'est radicalisé en prison, à la Butte de Besançon. En 2010, il disparaît alors qu'il est accusé de préparer des attentats islamistes en Indonésie.

Pontarlier : la ville de l'auteur de l'attentat


Yassin Salhi

Yassin Salhi, l'auteur présumé a été arrêté sur les lieux. Il avait été fiché en 2006 par les services de renseignements pour "radicalisation" et était "en lien avec la mouvance salafiste", selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Cette fiche n'avait pas été renouvelée en 2008, a ajouté le ministre, précisant que Yassin Salhi, 35 ans, n'avait pas de casier judiciaire.

Né à Pontarlier (Doubs) il y a 35 ans d'un père d'origine algérienne et d'une mère d'origine marocaine, le suspect y avait été repéré par les services spécialisés dès les années 2005-2006, car il fréquentait un groupe de personnes faisant partie de l'islam radical, sans pour autant faire de prosélytisme, a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête.
Yassin Salhi "était un gamin calme, ce n'était pas un nerveux. C'était un plaisir de l'avoir à la mosquée, il était agréable", se souvient le président de la mosquée de Pontarlier, Nacer Benyahia, "très choqué" des faits reprochés au jeune homme.
D'après lui, Yassin Salhi était encore adolescent lorsqu'il a perdu son père.
Sa mère "a vendu leur maison de Pontarlier avant de partir", mais l'imam ne se sait pas vers quelle destination. "Il était seul, c'était probablement la cible idéale pour les radicaux qui choisissent leur proie", estime le responsable religieux.
Le jeune homme quitte ensuite Pontarlier pour Besançon, où il s'installe dans le quartier de Planoise avec son épouse et ses enfants. 
En 2013, il y est à nouveau repéré par les services spécialisés pour fréquenter des individus présumés liés à l'islam radical. Il porte la djellaba et la barbe,
ce qui laisse penser qu'il est proche des milieux salafistes, comme d'autres jeunes du secteur. Mais il n'a pas d'activité malveillante et ne fait pas parler de lui en dehors de son apparence vestimentaire, selon la même source.

Puis, fin 2014, Salhi quitte le Doubs avec sa famille pour s'installer à Saint-Priest, en banlieue lyonnaise, dans un appartement situé au premier étage d'un petit immeuble social.
Les voisins interrogés vendredi par l'AFP décrivent une "famille discrète" menant une vie tranquille...
Un jeune présent sur place affirme n'avoir "jamais vu" Yassin Salhi à la mosquée de Saint-Priest.

(Avec AFP)


Voici ce que dit RTL sur cet homme, qui a séjourné à Besançon en 2013 et 2014.

"Yassin Salhi, suspect dans l'attentat survenu ce vendredi en Isère, a été pris en compte par la DGSI l'année dernière après la rédaction de deux notes d'information des services d'informations générales du département du Doubs en 2013 et en 2014. Dans ces documents, les policiers soulignaient l'action de Yassin Sahli et de deux de ses amis classés comme "musulmans durs" qui souhaitaient créer un institut musulman à Besançon.

La deuxième note, datée de mai 2014, faisait référence aux signes de radicalisation de Salhi après des signalements de son voisinage à Besançon. Les policiers soulignaient ses "absences régulières et pour des périodes longues estimées à 2 ou 3 mois sans qu'il soit possible de dire où il se rend". Salhi organisait, lorsqu'il était à Besançon, des réunions à son domicile dans le quartier sensible de Planoise avec d'autres hommes parfois vêtus de treillis militaires et dont les conversations parfois menées sur la palier de l'appartement faisait référence au jihad et au Mali.

La note faisait aussi état d'un "brutal" changement de Yassin Salhi qui avait perdu beaucoup de poids et s'était rasé la barbe. Cette note inquiétante a entraîné la prise en compte de Salhi par la DGSI. Mais un an après cette alerte, Salhi ne faisait pas l'objet d'une vraie surveillance renforcée
."

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