Il avait fait passer du savon pour du haschich, 30 ans de réclusion pour un Franc-Comtois de 25 ans jugé pour un double meurtre en Suisse

30 ans de réclusion ont été prononcés ce mercredi 3 juillet 2024 contre Lucas Valfrey aux assises du Doubs. Le jeune homme âgé de 25 ans était jugé pour un double homicide et une triple tentative, lors d'une vente de cannabis, en février 2020 à Grandson en Suisse.

30 ans de prison avaient été requis mercredi 3 juillet 2024 à l'encontre d'un Franc-Comtois jugé par les assises du Doubs pour un double homicide et une triple tentative d'homicide en 2020 à Grandson (Vaud), en Suisse.

"Chaque tir était voulu, destiné à une victime, visant un organe vital, touchant toutes les victimes au niveau de la tempe ou de la tête", a insisté Margaret Parietti, l'avocate générale, dans son réquisitoire. La peine demandée est assortie d'une mesure de sûreté de 15 ans et d'un suivi socio-judiciaire de 10 ans.

Après trois jours de procès, la cour a rendu son verdict. Sans surprise, Lucas Valfrey, 25 ans, a été reconnu coupable et condamné à 30 ans de prison sans peine de sûreté. 

Du savon à la place du cannabis

L'affaire avait fait grand bruit de l'autre côté de la frontière. Les faits remontent au 29 février 2020 dans un appartement de Grandson, petite cité vaudoise au bord du lac de Neuchâtel. Les victimes, un Vaudois de 27 ans et un Zurichois de 22 ans, avaient commandé six kilos de résine de cannabis au jeune Français. Mais ce dernier avait remplacé le produit stupéfiant par du savon.

Au moment de la transaction, les acheteurs s'étaient rendu compte du subterfuge. L'accusé avait alors saisi une arme et fait feu avant de prendre la fuite avec une enveloppe contenant 16 800 francs suisses. Il avait également tiré sur trois autres personnes, présentes dans le logement.

De l'argent pour payer une dette

"Il n'y a pas de place à la qualification de coups mortels avancée par la défense, ça ne peut pas s'expliquer dans le dossier de Lucas Valfrey", a affirmé l'avocate générale, soulignant une intention homicide caractérisée. Un expert psychologue a notamment estimé que le jeune homme n'était pas quelqu'un d'émotif et qu'il n'avait qu'un but, récupérer l'argent pour payer une dette.

"L'arnaqueur", originaire du Doubs, avait été interpellé quelques jours après la fusillade, le 9 mars, à Besançon. La France n'extradant pas ses ressortissants vers la Suisse, deux procédures judiciaires avaient été ouvertes et instruites en parallèle dans les deux pays, ceux-ci travaillant "en étroite collaboration", avait souligné à l'époque le procureur de Besançon, Etienne Manteaux.

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