Montbéliard : un adolescent mis en examen après un message annonçant un attentat à Lyon

Un jeune homme mineur a été interpellé puis mis en examen à Montbéliard pour "provocation à un acte de terrorisme". Il avait envoyé un message sur le web annonçant un attentat à la gare de Lyon Part-Dieu. 
Snapchat est une application mobile très utilisée par les adolescents.
Snapchat est une application mobile très utilisée par les adolescents. © Pixabay
Les arrestations se multiplient partout en France et également en Franche-Comté, concernant des propos haineux, appelant à la haine ou à commetre des actes de terrorisme, via les réseaux sociaux.

Un adolescent de 17 ans a été mis en examen à Montbéliard, dans le Doubs, pour "provocation à un acte de terrorisme" après avoir posté sur un réseau social un message annonçant un attentat à la gare de Lyon Part-Dieu, a-t-on appris samedi auprès du parquet.

L'adolescent, jusqu'alors "inconnu" de la justice, a été interpellé mercredi et mis en examen vendredi, selon la même source. Il a été placé sous contrôle judiciaire, a-t-on ajouté.

Il avait envoyé début janvier 2020 sur le réseau sociaul Snapchat un message dans lequel il menaçait d'"ouvrir le feu sur la foule avec une arme de guerre" dans la gare lyonnaise. Un important dispositif policier avait alors été déployé autour de Part-Dieu, avant que la menace ne s'avère fausse.

Des investigations complémentaires en cours

Selon France Bleu Belfort-Montbéliard, le jeune, qui aurait aussi visionné une vidéo de décapitation, a nié lors de sa garde à vue avoir voulu commettre un attentat.

Il n'y avait "rien d'inquiétant dans son discours", qui paraît plutôt "lisse" et "compatible avec la République", selon le parquet. "On a un profil qui n'est pas du tout compatible avec ce genre de propos" et des investigations complémentaires vont donc avoir lieu pour déterminer les raisons qui ont pu le pousser à mettre ce message en ligne, a-t-on ajouté.

L'adolescent aurait également visionné "par curiosité" une vidéo de décapitation et "le matériel informatique saisi à son domicile doit notamment faire l'objet d'un examen plus approfondi", selon France Bleu Belfort-Montbéliard.
 
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