Retraitée poignardée à 19 reprises dans les toilettes d’un supermarché du Doubs : Bechir Tabarki condamné à la perpétuité

La cour d’assises de Besançon dans le Doubs jugeait ces 28 et 29 mars 2023, le meurtrier de Jeanine Dessay il y a quatre ans à Pontarlier dans le Haut-Doubs. Cette femme de 69 ans se trouvait au mauvais jour, au mauvais endroit quand la violence d’un homme s’est déchaînée sur elle.

Les jurés ont suivi les réquisitions de l'avocat général. Le suspect est condamné à une peine de prison à perpétuité, assortie d'une peine de sûreté de 22 ans pour le meurtre de Jeanine Dessay, avec laquelle il n'avait aucun lien. L'homme a 10 jours pour faire appel de cette peine.

Un meurtre sanglant dans une grande surface commerciale

Le 15 avril 2019, Jeanine Dessay est morte après avoir été poignardée à 19 reprises dans les toilettes du Géant Casino de Pontarlier (Haut-Doubs). Bechir Tabarki a été interpellé quelques heures après dans une chambre d'hôtel grâce à la vidéo surveillance. Il était sorti quelques jours plus tôt de prison en Suisse où il purgeait une peine de 5 ans de prison pour vol à main armé.

Vers 11 h 30 ce jour-là, l’alerte est donnée. Une femme git dans son sang, un individu muni d’un couteau s’est acharné sur elle. Vivante, elle succombera malgré la prise en charge du SMUR.


Lors du procès, l’homme de 45 ans, barbe et cheveux hirsutes s’est exprimé : « Je n’ai rien à cacher, c’est moi qui ai commis ce crime horrible » rapportent nos confrères de l’Est Républicain qui ont suivi l’intégralité de l’audience. L’homme évoque l’alcool, les médicaments, les vidéos pornographiques, son habitude de se cacher dans les toilettes pour observer les femmes. Il avait acheté un couteau.


La justice, aidée des expertises psychiatriques, a estimé que le suspect ne souffrait pas d’altération du discernement. Et qu'il pourrait récidiver. L’avocate générale avait requis la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans.


Altruiste et dévouée, Jeanine Dessay était infirmière de santé publique. Arrivée des Pyrénées en 1990, elle a laissé un souvenir impérissable dans le Haut-Doubs. Cette femme de cœur a consacré une grande partie de sa vie à l'aide des plus démunis. Un parc porte désormais son nom à Pontarlier.