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Une soixantaine d'agents du Grand Pontarlier et de la ville dans la rue

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Démissions, démotivation, les agents de la Ville de Pontarlier, du Grand Pontarlier et du CCAS expriment leur mal-être. A l'appel de la CFDT, 70 d'entre eux sont descendus dans la rue ce jeudi 11 octobre pour exprimer leur colère.

Par Lucie Thiery

"Agents en colère", "Votre ignorance est notre souffrance", voilà ce qu'on pouvait lire sur leurs banderoles. Près de 70 agents, employés par la Ville de Pontarlier et la communauté de communes du Grand Pontarlier, étaient en grève cet après-midi, jeudi 11 octobre, pour faire entendre leur profond mal-être.

A l'appel de la CFDT, ils ont quitté leur poste pendant près d'une heure et défilé le long de la RN57, face au bâtiment du Grand Pontarlier. 
"Nous souhaitons travailler honorablement, dans le respect et la dignité", déclare un technicien du service ingénierie.

"Le non-renouvellement du CDD d'une cadre en début de semaine est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase", confie Nathalie Marguerite, représentante CFDT à la ville de Pontarlier. "Cela fait un an qu'elle travaillait pour la collectivité, elle avait une cinquantaine d'agents sous sa responsabilité et avait réussi à fédérer toute l'équipe autour d'elle, ce départ subi est très mal vécu par ses collègues, nous sommes dans l'incompréhension". 

La ville et le grand Pontarlier emploient 480 personnes. 

 
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Depuis quelques années, des agents constatent une multiplication de départs volontaires. Dans la rue cet après-midi, ils ont réclamé de meilleures conditions de travail, la sauvegarde de l'emploi et du service public, le remplacement des postes vacants et davantage de sérénité.

"En 25 ans, c'est la première fois que je vois des agents manifester contre le fonctionnement interne", explique Nathalie Marguerite (CFDT)
Depuis quelques années et la mutualisation engagée entre les services de la ville de Pontarlier et la communauté de communes, elle constate une dégradation de l'ambiance au sein des services.
 
Après la publication d'un rapport de la Cour régionale des comptes qui pointait du doigt le nombre insuffisant d'heures effectuées par les agents, un pacte social est en négociation depuis plus de deux ans. Il prévoit pour les salariés une heure de travail en plus par semaine, pour arriver à un objectif total de 1607 heures annuelles. En contrepartie, les agents auront plus de flexibilité dans l'organisation de leur travail et la reconnaissance des heures supplémentaires notamment. Ce pacte devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2019. 

Patrick Genre, le maire et président du Grand Pontarlier a reçu les agents grévistes hier, mercredi 10 octobre.
"Nous sommes une collectivité qui a su garder en régie publique l'eau, l'assainissement ou le déneigement, cela montre bien que je suis un fervent défenseur du service public" a déclaré Patrick Genre. "Sept postes sont vacants actuellement, dont trois dans deux services du Grand Pontarlier. "Je reconnais que pour ces deux services en particulier, la situation est tendue mais notre proximité avec la Suisse complique les recrutements", a-t-il précisé. L'édile a également annoncé un gel des emplois pour les deux ans à venir.

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