Elections sénatoriales : l'Yonne va désigner un successeur à Henri de Raincourt

L'hémicycle du Sénat / © FTV
L'hémicycle du Sénat / © FTV

Ce sont les Grands Electeurs de l'Yonne qui vont devoir désigner un nouveau candidat ce dimanche 17 décembre : Henri de Raincourt a démissionné de son mandat en septembre dernier. 5 candidats sont en lice : 4 sur l'échiquier de droite et un seul à gauche.

Par F.L. (avec B.D)

Les candidats à droite
Ils sont trois, un homme et deux femmes, du même bord politique et partent à l'assaut du siège de sénateur laissé vacant par Henri de Raincourt.
Ils sont tous bien implantés dans l'Yonne mais chacun au profil différent.

Mahfoud Aomar brigue pour la première fois un fauteuil au Palais du Luxembourg. Il est Président de la communauté de commune de l'Aillantais, il est aussi à la tête de l'association de maires de l'Yonne. En qualité de candidat divers droite, il compte justement sur cet ancrage local pour rassembler bien au-delà de sa famille politique…

S'appuyer sur son réseau et sa notoriété, c'est aussi l'ambition de Dominique Vérien pour l'emporter.
Elle est maire de St-Sauveur-en-Puisaye, conseillère régionale, et est aussi présidente des maires ruraux de l'Yonne.
Elle a parcouru l'Yonne pour rencontrer ses sélecteurs.
Elle se présente pour la deuxième fois aux sénatoriales, mais toujours sous la même étiquette centre-droit.

A droite toujours, Aurélie Berger est la candidate du parti Les Républicains. Maire de Gurgy, cette quarantenaire est aussi la remplaçante d'Henri de Raincourt au Sénat.
En campagne, devant les électeurs, elle préfère mettre en avant son parcours, sa personnalité et ses idées.

Plus à droite encore mais à l'extrême, Julien Odoul, le chef de file du Front national dans l'Yonne part pour la première fois dans la bataille des sénatoriales.
Le département compte peu d'élus frontistes et le conseiller régional doit pallier cet absence d'ancrage local.
Il préfère retenir les 164 communes icaunaises qui ont porté Marine Le Pen en tête à la dernière élection présidentielle.

L'unique candidat de gauche
La déception et la colère des maires de petites communes : Gilles Sackepey compte lui aussi les faire entendre.
Il est maire d'Etivey, il se veut comme le seul candidat de gauche.
Son ambition pour cette élection : exister dans l'Yonne face à la droite.

Avec 3 candidats issus de la droite traditionnelle, dans un département fidèle à cette famille politique scrutin après scrutin, le successeur d'Henri de Raincourt au Sénat sera, sauf énorme surprise, l'un de ceux-là.

Collège électoral sénatorial
Les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect par un collège de "grands électeurs" :
- des députés et des sénateurs,
- des conseillers régionaux élus dans le département, ainsi que des conseillers de l'Assemblée de Corse désignés dans les conditions prévues par le code électoral, des conseillers à l'assemblée de Guyane et des conseillers à l'assemblée de Martinique,
- des conseillers départementaux,
- des délégués des conseils municipaux : ces derniers représentent 95 % des quelques 162 000 grands électeurs au total.

Le nombre des délégués des conseils municipaux dépend de la population municipale authentifiée au 1er janvier 2014 par les recensements. Les délégués doivent avoir la nationalité française et être inscrits sur la liste électorale de la commune intéressée.

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