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La tête à l'endroit

Dimanche à 12h55 
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Où Montceau-les-Mines trouve-t-elle son énergie ?

© Hanami Prod
© Hanami Prod

Si l’industrie du charbon a fortement marqué la ville, celle-ci continue d’innover pour évoluer avec son temps. Et si l’on croit que Montceau ne paye pas de mine, eh bien, on se trompe !

Par Nathalie Zanzola

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Entre Autunois et Clunysois, Montceau-les-Mines est une ville qui doit son existence et sa renommée au développement industriel de la région dès le 18e siècle.

Créée grâce à la volonté de la famille Chagot, dynastie d’industriels parisiens, la ville est considérée comme la plus jeune commune de Saône-et-Loire.
Ce sont les richesses de son sous-sol qui ont incité les Chagot à faire du petit village de Montceau, à l’époque composé de quelques auberges seulement, l’un des lieux les plus économiquement prospères de Bourgogne. Pour l’extraction du charbon ont dû être construits puits, ateliers et usines. Les marchandises étaient ensuite transportées via le Canal du Centre, qui relie la Saône à la Loire. L’exploitation minière a entraîné un afflux de main d’œuvre qu’il a fallu loger. C’est ainsi que la ville de Montceau-les-Mines est sortie de terre en 1856… Pour mieux y retourner, via les galeries souterraines d’où l’on extrayait le charbon.

Mais aujourd’hui, à l’heure où il n’existe plus aucune mine en activité, peut-on finalement affirmer que la ville de Montceau a retrouvé sa bonne mine d’antan ?

Pour commencer la visite, Guillaume se rend au centre de la ville. C'est au pied du monument aux morts qu'il rejoint Pierre Monnet, champion de France de jeu de dames et Catherine Ravier, enseignante. 
Ce monument est l'oeuvre d’Antoine Bourdelle, un élève de Rodin. La particularité de ce monument tient à sa forme qui représente une lampe de mineur. Une façon pour l'artiste de rendre hommage au travail accompli par les ouvriers mineurs.

Le monument aux morts dit "Monument Bourdelle" / © Hanami Prod
Le monument aux morts dit "Monument Bourdelle" / © Hanami Prod

Direction ensuite la Maison du syndicat des mineurs. Édifiée en 1908, elle a été créée pour permettre aux mineurs de défendre leurs droits et se présenter comme véritable contre-pouvoir, suite aux grèves du début du siècle, qui allèrent jusqu’à mobiliser 10 000 personnes sur 11 500 salariés ! Le bâtiment est inscrit aux monuments historiques depuis 2012.

Pas question pour Guillaume de quitter Pierre sans faire une partie du jeu de dames ! C'est aux Ateliers du jour qu'il affronte le champion de France et prend...une déculottée sévère ! 

Après cette interlude ludique, Guillaume a rendez-vous à quelques kilomètres de Montceau-les-Mines, au Musée de la mine de Blanzy. C'est avec Emmanuelle Clerc, la responsable du musée que Guillaume s'équipe pour une plongée au fond du puit. A la grande époque du charbon jusqu'à 12 000 mineurs travaillaient dans ces mines.

Au musée de la mine de Blanzy / © Hanami Prod
Au musée de la mine de Blanzy / © Hanami Prod

Au détour d'une galerie, Guillaume rencontre Bernard Dupré, un ancien mineur. Bernard est issu d'une grande lignée de mineurs, son père et son grand-père descendaient avant lui dans les mines de la région.

Retour à la surface pour Guillaume et direction le local d'ODIL.TV. Situé à Montceau-les-Mines, ODIL (Observatoire Des Initiatives Locales) est un lieu de rencontre, de savoir et d'échange d'informations d'images et de journalisme narratif. Ce média est présent sur le Web mais également en version papier depuis peu. Rencontre avec Laëtitia Dechambenoit, la directrice et Caroline Darroux, la présidente pour en apprendre un peu plus sur ce média.

Impossible pour Guillaume de ne pas faire un petit tour du côté de l'Usine Aillot, un lieu de rencontres, d'échanges, un incontournable de la vie sociale montcellienne. C'est également un musée privé où s'exposent une vingtaine de camions de modèles anciens et surprenants ! C'est François Gambut, dit "Lulu", un passionné et collectionneur hors norme, qui reçoit chaleureusement Guillaume.

La collection de camions anciens de l'usine Aillot / © NZ / France 3 Bourgogne
La collection de camions anciens de l'usine Aillot / © NZ / France 3 Bourgogne

Et c'est à bord d'un camion de collection que Lulu accompagne Guillaume jusqu'à la Manufacture Perrin.

La Manufacture Perrin a été fondée en 1924. C'est le dernier fabricant de chaussettes et de collants, à capitaux familiaux, à produire 100% de ses créations en France avec des marques très connues comme Berthe aux grands pieds, les Chaussettes Perrin 1924, La Chaussette française et Dagobert à l’envers. Guillaume se réjouit de découvrir cette production écoresponsable et totalement made in Bourgogne en compagnie de Damien Schneider, le président de l'entreprise.

Au cœur de la Manufacture Perrin / © NZ / France 3 Bourgogne
Au cœur de la Manufacture Perrin / © NZ / France 3 Bourgogne

La Tête à l'Endroit : Où Montceau-les-Mines trouve-t-elle son énergie ?
Présenté par Guillaume Pierre
Réalisé par Pierre Cholbi