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Fièvre catarrhale ovine : le périmètre de sécurité mis en place autour des foyers infectés est simplifié

Mercredi 14 octobre 2015, Stéphane Le Foll, Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, a décidé, compte tenu des résultats de la surveillance renforcée des foyers de la fièvre catarrhale ovine, de fusionner les différents périmètres réglementés.
Stéphane Le Foll a décidé, mercredi 14 octobre 2015, de simplifier le zonage mis en place il y a plusieurs semaines, autour des foyers infectés par la fièvre catarrhale ovine, répondant ainsi aux attentes des professionnels. 

Cette décision facilitera la circulation des bovins et des ovins sur le territoire ainsi que la tenue des foires et marchés. 

Gilbert Payet, préfet de Saône-et-Loire, a donc abrogé l’arrêté créant un périmètre d’interdiction autour des exploitations touchées par la fièvre catarrhale ovine. 

500 000 animaux vaccinés

500.000 animaux ont été vaccinés contre la fièvre catarrhale ovine (FCO) depuis mi-septembre en France pour permettre la reprise des exportations entravées par l'épizootie, a annoncé mercredi le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll.

"Aujourd'hui plus de 500.000 animaux ont été vaccinés", a déclaré le ministre lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale mercredi 14 octobre 2015.

"Il faut qu'il y ait deux vaccins pour pouvoir immuniser un animal, à trois semaines d'intervalle",


il y aura donc une seconde vague de vaccination afin "d'assurer à partir de là (...) les exportations que souhaitent les éleveurs", notamment vers l'Italie et la Turquie, a-t-il expliqué.

Dans un communiqué, le ministère de l'Agriculture a indiqué un peu plus tard que "des discussions ont pu aboutir, notamment avec l'Espagne et que les discussions en cours avec l'Italie permettront d'exporter des animaux vaccinés 10 jours après la seconde injection au lieu des 60 jours prévus par la réglementation européenne".

Fusion des zones

Par ailleurs, selon ce communiqué, M. Le Foll a décidé "de fusionner les zones de protection et les zones de surveillance actuellement définies afin de n'avoir qu'une +zone réglementée+ et d'y permettre ainsi tous les mouvements d'animaux".

La réglementation prévoyait en effet "une zone interdite" d'un rayon de 20 kilomètres soumis à des mesures drastiques, une "zone de protection" d'un rayon d'au moins 100 kilomètres et une "zone de surveillance" de 150 kilomètres autour des exploitations infectées.

Depuis la découverte d'un premier cas dans l'Allier début septembre, la FCO s'est propagée à neuf départements, tous dans le centre de la France.

Le ministre a lancé mi-septembre une campagne nationale de vaccination ciblée sur les ruminants (bovins, ovins et caprins) destinés à l'export.

Des milliers de bovins sur les bras...

Cette maladie, qui touche aussi les bovins, entraîne fièvres, troubles respiratoires, le bleuissement de la langue et un oedème de la face. Elle est véhiculée par un moucheron piqueur, raison pour laquelle elle nécessite des mesures de confinement des troupeaux qui entravent la commercialisation des animaux.

Dans le centre de la France, notamment en Saône-et-Loire et dans la Nièvre, des éleveurs se retrouvent avec des milliers de bovins sur les bras, faute de pouvoir les exporter.
La FCO est une maladie strictement animale, elle n'affecte pas l'homme et n'a aucune incidence sur la qualité des denrées (viande, lait...).

Le reportage d’A. Robinet et C. Gaillard avec :
durée de la vidéo: 01 min 20
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