INSOLITE. Flavigny-sur-Ozerain : un des plus beaux villages de France confiné par le COVID-19

Les départs en vacances sont interdits à cause du confinement imposé pour lutter contre l’épidémie de coronavirus COVID-19. Conséquence : Flavigny-sur-Ozerain, en Côte-d'Or, un des plus beaux villages de France qui attire habituellement des touristes du monde entier, est désert.
 
Flavigny-sur-Ozerain, un des plus beaux villages de France, vit au rythme du confinement imposé par la lutte contre le COVID-19
Flavigny-sur-Ozerain, un des plus beaux villages de France, vit au rythme du confinement imposé par la lutte contre le COVID-19
Chaque année, le village médiéval de Flavigny-sur-Ozerain attire 120 000 touristes.
Mais, aujourd'hui, les rues sont absolument désertes. Le syndicat d’initiative reste portes closes, tout comme le musée du bien bon bonbon, la célèbre petite dragée blanche au cœur d’anis fabriquée dans le village depuis des siècles.

C’est un spectacle insolite pour un week-end d’avril alors que les vacances de printemps ont débuté dans une partie de la France.
"D’habitude aux terrasses à midi, c’est ouvert. Vous avez des gens qui mangent dehors, d’autres qui font la queue pour aller chercher leur repas... Là, tout est fermé, vous voyez. C’est le silence complet", fait remarquer Genest Brigand, adjoint au maire de Flavigny-sur-Ozerain.

 
Flavigny-sur-Ozerain, en Côte-d'Or, est l'un des plus beaux villages de France
Flavigny-sur-Ozerain, en Côte-d'Or, est l'un des plus beaux villages de France



L'épicerie du village, elle aussi, est fermée et propose seulement des livraisons à domicile pour les villageois.
En temps normal, les touristes se pressent dans la boutique pour acheter des souvenirs, des assiettes décorées, des petites cuillères, des dés pour les collectionneurs… et bien sûr des produits régionaux comme l'anis, le miel, le vin de Flavigny, les crèmes de cassis, etc.
Mais, cette pénurie de clientèle est "compensée par les gens du village qui achètent plus d’épicerie que d’habitude", explique Bénédicte Brigand, la gérante du commerce.


André Gaillard, un des 300 habitants de Flavigny-sur-Ozerain, prend l’air à son balcon. "En période touristique, il y a du passage, ça tourne dans tout le village, ça pose des questions, ça prend des photos… C’est des rencontres parfois intéressantes, ça parle un peu toutes les langues", dit-il.
"Aujourd’hui, c’est désertique, mais dans le contexte c’est plutôt bon signe. C’est bien parce qu’on respecte le confinement à 100%."
 Une consigne suivie à la lettre comme le prouvent les chants des oiseaux qui résonnent partout dans le village. Les habitants n'avaient jamais connu ça.


 Reportage de Valentin Chatelier, Dalila Iberrakène et Valérie Jonnet avec :
-Genest Brigand, adjoint au maire de Flavigny-sur-Ozerain
-André Gaillard, habitant de Flavigny-sur-Ozerain
-Bénédicte Brigand, gérante de l'épicerie du village

 
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