Covid-19 : trois députés de Bourgogne-Franche-Comté favorables à la réouverture des restaurants le midi

"Rouvrons les restaurants au déjeuner." C'est le nom de la tribune cosignée par 42 députés dans le JDD, le Journal du dimanche. Parmi eux, Jean-Marie Sermier, député (LR) du Jura, Michel Zumkeller, député (UDI) du Territoire de Belfort, et Patrice Perrot, député (LREM) de la Nièvre.

Jean-Marie Sermier (dr.), député (LR) du Jura, Michel Zumkeller (centre), député UDI du Territoire de Belfort, et Patrice Perrot (à g.), député (LREM) de la Nièvre, ont consigné la tribune
Jean-Marie Sermier (dr.), député (LR) du Jura, Michel Zumkeller (centre), député UDI du Territoire de Belfort, et Patrice Perrot (à g.), député (LREM) de la Nièvre, ont consigné la tribune © P. Trias / J.C Tardivon / MaxPPP

Les restaurants sont fermés, mais ils trouvent cette mesure excessive. Dans le JDD, 42 députés ont cosigné une tribune pour appeler à la réouverture des restaurants au déjeuner "pour ceux qui en font la demande", lit-on dans le texte de la tribune. Un appel signé par Jean-Marie Sermier, député (LR) du Jura, Michel Zumkeller, député (UDI) du Territoire de Belfort, et Patrice Perrot, député (LREM) de la Nièvre.

Leur proposition : "que ces établissements rouvrent à partir du 30 mars", le midi, "avec les procédures sanitaires adéquates". Pour Michel Zumkeller, député UDI du Territoire de Belfort, qui avait déjà signé une tribune en novembre"Vu le contexte actuel, c’est une première étape [avant une réouverture totale]. Cela permettrait de voir si ça fonctionne", affirme-t-il.

Leur principal argument : "les restaurants d'entreprise sont ouverts à l'heure actuelle, ainsi que certains restaurants accueillant des salariés du BTP pour leur pause déjeuner", indique le texte de la tribune.

 

Protocole sanitaire "efficace"

Si les restaurants sont fermés, c'est que le gouvernement craint qu'ils soient un lieu de contamination important. "Aujourd’hui il y a un vrai problème pour les salariés qui mangent dans des bureaux, ou dans des baraques de chantier, à 10. Ne me dites pas que c’est plus sécurisé", s'offusque Jean-Marie Sermier, député du Jura, lui aussi cosignataire.

Un avis partagé par Sarah Fassot-Gauthier, du collectif BBRBU (bars, boîtes, restos de Besac Unis), pour qui cette réouverture le midi pourrait être une bonne chose. "Quand on va dans un restaurant, on fait plus attention que chez nous ou en salle de pause !"

Dans la tribune, les signataires indiquent que "depuis le début de la crise sanitaire, la quasi-totalité des professionnels du secteur ont toujours respecté les consignes sanitaires et mis en place des procédures strictes dans leurs établissements", indique le texte. Jean-Marie Sermier ajoute : "Les restaurateurs ont travaillé fortement pour mettre en place des protocoles supérieurs à ceux demandés par l’administration".

Sarah Fassot-Gauthier confirme : "Cet été, on avait un protocole sanitaire qui était efficace."

"Pénurie de main-d'oeuvre" à craindre

Autre donnée : alors que le secteur peine à trouver des salariés "depuis de nombreuses années", la crise saniraire et la fermeturent des restaurants auraient, selon les signataires, un effet aggravant.

Pendant la pandémie, le personnel qui travaillait dans ces établissements a cherché un emploi dans d'autres secteurs. "Beaucoup d'entre eux quittent la restauration définitivement", alarme Jean-Marie Sermier pour qui la réouverture permettrait de limiter l'hémorragie.

Le gouvernement "s'entête"

"Le gouvernement est braqué sur sa position. On le voit en Espagne et dans d’autres pays, ce n’est pas la réouverture des restaurants qui augmente les contaminations", lance Michel Zumkeller.

Il ajoute : "Je trouve que le gouvernement se bute sur certaines choses. Il va trop loin." Un avis partagé par Jean-Marie Sermier : "Par nature, ce gouvernement s’entête toujours."

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
covid-19 santé société économie politique