Le gouvernement français soutient la fusion annoncée entre PSA et Fiat-Chrysler

© France 3 Franche-Comté : Sylvie Françoise
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Alors que le constructeur français et le groupe italo-américain ont annoncé leur fusion jeudi 31 octobre, l'action de Peugeot plongeait de 9% en bourse dans la matinée. 

Par Camille Belsoeur avec AFP

Le regroupement entre les deux géants de l'automobile Fiat-Chrysler et PSA (Peugeot), qui a été confirmée jeudi 31 octobre, sera une fusion "à 50/50 des activités des deux groupes, sans fermeture d'usine", précise un communiqué commun. "Les actionnaires des deux groupes détiendraient respectivement 50% du capital de la nouvelle entité et partageraient donc à parts égales les fruits de ce rapprochement". 

Le gouvernement français a apporté son soutien jeudi au projet de fusion, le considérant indispensable pour permettre au constructeur français d'atteindre une taille critique, mais l'Etat, actionnaire de PSA, restera vigilant sur le maintien de l'appareil industriel en France. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a souligné que "les constructeurs automobiles qui n'auront pas la taille critique ne seront pas en mesure de faire face aux investissements qui se chiffrent en dizaines de milliards d'euros sur les véhicules électriques et les véhicules autonomes".

"Je préfère voir Peugeot continuer à se développer, réussir un développement spectaculaire, devenir aujourd'hui le quatrième constructeur automobile mondial avec Fiat plutôt que d'être en dehors de ce mouvement de consolidation automobile qui est absolument indispensable", a ajouté le ministre.
 

Les informations sur le projet de fusion divisent les syndicats du groupe PSA. "C'est quelque chose qui nous rend assez optimistes", a ainsi réagi sur Franceinfo Patrick Michel, le secrétaire général FO du comité de groupement PSA."PSA a déjà prouvé qu'il savait intégrer d'autres constructeurs avec Opel. C'est une opération réussie deux ans après ce premier mariage", souligne Patrick Michel, qui précise néanmoins que les syndicats resteront "très vigilants". Ils demanderont à PSA, "cette entreprise qui est rentable, de protéger l'emploi de tous les salariés PSA en Europe et dans le monde, et d'abord en France", ajoute le syndicaliste. 


L'action de Peugeot plonge de 9%

Chez la CGT, le son de cloche est différent. "On voit aujourd’hui avec la fusion Opel Peugeot qu’il y a des doublons sur la recherche et développement. Et Peugeot fait tout pour se séparer de ces doublons. Nous notre crainte, c’est que s’il y a une fusion ou un rachat entre PSA et Fiat Chrysler, c’est que ce soit encore les salariés qui trinquent de ce mariage", dit Jérôme Boussard, secrétaire général de la CGT - PSA.

Cette fusion, qui ferait du groupe PSA-Fiat-Chrysler, le quatrième constructeur automobile sur le plan mondial, inquiète également les marchés financiers. Conséquence, l'action en bourse de Peugeot plongeait de 9% jeudi 31 octobre en début de matinée. 
 

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