Haute-Saône : le loup abattu en septembre 2020 venait d'une lignée d'Europe centrale et de la Baltique

Il avait causé bien des dégâts dans les bergeries haut-saônoises. Le loup, abattu légalement en septembre 2020 sur la commune du Val-d'Ajol (Vosges), provient d'une lignée d'Europe centrale et de la Baltique.

Le loup avait été abattu en septembre dernier (image d'illustration)
Le loup avait été abattu en septembre dernier (image d'illustration) © Pixabay

On en connaît davantage sur le loup, responsable de la mort de plusieurs ovins en Haute-Saône et dans les Vosges limitrophes. L'animal, abattu légalement par un louvetier dans la nuit du 22 au 23 septembre 2020 sur la commune du Val-d'Ajol (Vosges), a été analysé. 

L'analyse génétique de sa dépouille a montré "une signature typique des populations de loups d'Europe centrale et de la Baltique et non de la souche franco-italienne présente historiquement sur le territoire français depuis le début des années 1990", affirme l'Office français de la biodiversité (OFB).

Un loup voyageur

Des techniques d'analyse ont permis aux biologistes de retracer l'histoire de la vie de ce loup. Selon les recherches des biologistes, ce loup, identifié pour la première fois à partir d'un échantillon d'excréments le 1er janvier 2020, était né en 2019 dans la meute de Herzlake en Basse-Saxe (Allemagne) près de Meppen. 

Au cours des mois, il a effectué une migration en passant par les Pays-Bas, la Belgique, la frontière germano-luxembourgeoise en Rhénanie-Palatinat (Allemagne) avant d'arriver en France dans les Vosges et en Haute-Saône.

Dégâts en Haute-Saône

Au cours de son périple, l'animal a fait beaucoup de victimes, notamment plus de 50 moutons aux Pays-Bas. Il a aussi été heurté par une camionnette en Belgique mais sans que cet incident n'ait semblé l'affecter, selon l'OFB. 

L'animal a un comportement de prédation "particulièrement important", ce qui avait poussé les autorités françaises à émettre une autorisation de tir afin de l'abattre, provoquant le courroux des associations de défense des animaux. Une pétition avait été lancée en ligne.

Entre le 11 août et le 21 septembre, 21 attaques ont été dénombrées rien qu'en France (9 dans les Vosges et 12 en Haute-Saône), ayant conduit à la mort de 20 ovins et 15 jeunes bovins.

 

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