Un jeune légionnaire originaire de la Haute-Saône décède en opération au Mali

C'est l'Elysée qui a annoncé cette terrible nouvelle, le décès d'un second légionnaire en l'espace d'une semaine au Mali. Les deux militaires étaient engagés dans des combats contre des groupes insurgés. Kevin Clément né à Luxeuil-les-Bains allait fêter ses 22 ans le 5 juin prochain. 
Kévin Clément
Kévin Clément © Armée de Terre
C'est en 2017 que Kevin Clément s'engage à la Légion étrangère, il suivra une formation au 4e régiment étranger puis sera affecté au 1er régiment étranger de cavalerie le 1er février 2018. Remarqué pour son excellent état d'esprit, le militaire poursuivra une formation aux techniques spécialisés d'auxiliaire sanitaire et participe à une mission en Martinique. 

Un investissement qui se poursuit en lui promettant un bel avenir dans la Légion. En février de cette année, il est envoyé au Mali en opération extérieure au sein de la force Barkhane. 

C'est ce lundi 4 mai, que tout a basculé, il est pris à partie alors qu'il est engagé avec d'autres hommes dans un combat contre des groupes armés terroristes dans le Lpitako malien. Blessé grièvement par balle à la tête, il est pris en charge par l'équipe médicale et évacué mais il décèdera des suites de ses blessures. C'est le second légionnaire du même régiment a trouver la mort en l'espace de quelques jours dans cette zone.
 

Le Président de la République a présenté ses condoléances 

Dans un communiqué, l'Elysée précise que "le Président de la République adresse ses très sincères condoléances à sa famille et à ses frères d’armes, de la légion étrangère et de l’armée de terre, déjà endeuillés par le décès vendredi dernier du brigadier Martynyouk, du même régiment".


 


 Le deuxième mort en quelques jours au Mali au sein de l'Armée Française

 Vendredi 1er mai, le brigadier Dmytro Martynyouk, légionnaire du même régiment, avait lui même succombé à des blessures infligées le 23 avril au Mali par l'explosion d'un engin explosif improvisé.
 Ces dernières semaines, l'armée française a multiplié les offensives au Sahel, en particulier dans la zone dite des "trois frontières" entre Mali, Niger et Burkina Faso, revendiquant la "neutralisation" de plusieurs dizaines de jihadistes au total depuis le début de l'année.

Le décès de Kévin Clément ces dernières heures porte à 43 le nombre de militaires français tués au Sahel depuis le début de l'intervention française en 2013, selon un comptage effectué à partir de chiffres publiés par l'état-major.


 


 
 

 

Les pompiers de la Haute-Saône lui rendent hommage 


Sur leur page facebook, les pompiers du département rendent hommage à Kévin Clément, il était passé par les sapeurs-pompiers de Luxeuil-les-Bains en tant que jeune puis volontaire. En Haute-Saône, l'émotion est grande ce matin. 


 




 

 

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