Inauguré en 1976, le musée de la mine de Ronchamp, en Haute-Saône, fête ses quarante ans. L'occasion de revenir sur deux siècles d'activité minière, dans cette commune profondément marquée par l'exploitation de la houille. 

A Ronchamp, en Haute-Saône, c'est une institution. Le musée de la mine, sorti de terre en septembre 1976, se dresse en plein coeur de la commune. Devant la porte principale, un drapeau français flotte avec ceux de l'Italie et de la Pologne, en mémoire des travailleurs étrangers venus exploiter la houille. C'est pour rendre au hommage aux gueules noires, immigrées ou non, que le bâtiment a été construit il y a tout juste quarante ans.

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Aujourd'hui, le musée renferme deux siècles d'histoire : celle de tous ces hommes, de leur labeur ; de leur solidarité, aussi. Au plus fort de son activité, le bassin houiller employait ici 1500 personnes, qui produisaient 200 000 tonnes de charbon par an. La baisse de rentabilité se fera sentir au tournant du XXème siècle ; jusqu'à la fermeture définitive de l'exploitation, en 1958. 


Sur trois étages, le musée propose une collection très riches d'outils et d'objets, de photographies originales et d'archives. Une salle est largement dédiée à la communauté polonaise, toujours très présente à Ronchamp. Mais l'histoire, elle, se perd peu à peu. Dans la commune, il ne reste plus qu'un chevalement, celui du puits Sainte-Marie, pour témoigner de l'architecture minière. Quant au musée, il accueille 2500 visiteurs à l'année, contre près du double il y a encore vingt ans. 

Ouvert du mardi au vendredi de 10h à 12h, et de 13h30 à 17h30 ; le samedi et dimanche de 13h30 à 17h30. Tarifs : jusqu'à 3,50 €. Plus d'informations au 03 84 20 70 50.


Avec Marcel Maulini, fondateur du musée de la mine (archives) ; Liliane Frahier, employée au musée de la mine ; Benoît Cornu, adjoint chargé du patrimoine à la mairie de Ronchamp. Reportage de Thierry Chauffour et Yann Schmitt.