Histoires 14-18 : la catastrophe ferroviaire de Saint-Michel-de-Maurienne

© Pathé Gaumont/Archives Municipales de Saint-Michel-de-Maurienne
© Pathé Gaumont/Archives Municipales de Saint-Michel-de-Maurienne

Par France 3

Nous sommes le 12 décembre 1917.  Dans un train réservé aux permissionnaires : 1200 soldats français des 46e et 47e divisions rentrent chez eux pour Noël. Ils viennent d'Italie où ils ont combattu en 1ère ligne face aux troupes Austro-Allemandes après la défaite de Caporetto. Mais plus de la moitié d'entre eux vont périr dans ce qui reste, encore à ce jour, la plus grande catastrophe ferroviaire en France.

L'accident se produit dans une très forte pente de 17 kilomètres, entre Modane et Saint Michel de Maurienne. Poids du train : 530 tonnes... à vide. 350 mètres de longueur. Le règlement de la ligne prévoit deux motrices pour pousser et retenir les trains. Mais il n'y en a qu'une.

Histoires 14-18 : la catastrophe ferroviaire de Saint-Michel-de-Maurienne
Source archives : - Pathé Gaumont - Archives Municipales de Saint-Michel-de-Maurienne  - France 3 - C. Jouret

La descente commence. Le train est trop lourd, les freins chauffés à blanc finissent par lâcher. Dans une succession de virages, des wagons déraillent et la motrice se détache. Quelques secondes plus tard toutes les voitures s'encastrent et s'enchevêtrent dans un amas de ferraille et de bois qui s'embrase aussitôt. Bilan : 425 morts dont 128 seulement identifiés et des centaines de blessés. Sur plus de 1000 hommes, 183 répondent à l'appel le lendemain de la catastrophe.

Les corps, sont inhumés au cimetière de Saint-Michel de Maurienne où un monument est érigé en 1923, puis, en 1962, ils sont transférés au cimetière militaire de La Doua, à Villeurbanne. En 1998, une stèle est érigée sur les lieux de la catastrophe, classée longtemps secret militaire et qui au final, aura coûté la vie à plus de 675 soldats.


 

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