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Inquiétudes dans le secteur de la recherche à Besançon

Le laboratoire FEMTO-ST emploie 750 chercheurs pour un budget annuel de 15 millions d'euros hors salaire / © Sébastien Poirier
Le laboratoire FEMTO-ST emploie 750 chercheurs pour un budget annuel de 15 millions d'euros hors salaire / © Sébastien Poirier

Les coupes franches budgétaires annoncées ont sonné comme un coup de tonnerre dans toute la communauté scientifique. Au laboratoire FEMTO-ST de Besançon, on craint de devoir rechercher plus de l'argent que des bonnes idées. 

Par Aude Sillans et Emmanuel Thiery

En France,  on a pas de pétrole mais on a des idées...jusqu'à maintenant en tout cas. Le projet de décret prévoyant la réduction de 256 millions a rafraîchi le peu d'ardeur qu'il restait encore aux scientifiques français, souvent mal payés et découragés par ce nouveau "coup de massue", dénoncé dans la presse par sept Prix Nobel, et une médaille Fields tricolore. Les huit chercheurs estiment que ces mesures "s'apparentent à un "suicide scientifique et industriel". 

A Besançon, à FEMTO-ST, l'un des plus grands laboratoires de recherche appliquée français ( il emploie 750 chercheurs), les inquiétudes sont vives. Car les finances publiques restent en France le nerf de la guerre pour ce secteur de pointe. Les scientifiques craignent de devoir perdre un temps précieux à rechercher des investisseurs, des mécènes, et ce, au détriment de leur travail de recherche. 
Inquiétudes des labos
Au laboratoire de recherche appliquée, FEMTO-ST, on s'inquiète des répercussions des coupes budgétaires annoncées par le gouvernement. Avec Alain Rouleau, assistant ingénieur et Laurent Larger, directeur FEMTO-ST. Un reportage d'Emmanuel Thiery et Sébastien Poirier
Le secrétaire d'Etat de l'enseignement supérieur et de la recherche, Thierry Mandon, a tenté d'éteindre l'incendie car la fronde est unanime dans la communauté scientifique qui prédit, avec de telles coupes budgétaires, la fin de l'attractivité pour la France, de sa créativité, et compétitivé, le tout agrémenté d'une fuite encore plus grande des cerveaux pourtant formés dans l'hexagone. 

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