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Irancy et Chablis : comment les vignerons de l’Yonne préparent les vendanges

Les vendanges vont bientôt commencer dans les 5 500 hectares de vignes du Chablisien / © Yoann Etienne
Les vendanges vont bientôt commencer dans les 5 500 hectares de vignes du Chablisien / © Yoann Etienne

Les vendanges ont déjà commencé dans certains domaines de Bourgogne. Dans l’Yonne, les premiers coups de sécateur ne devraient plus tarder. En attendant le jour J, les viticulteurs arpentent leurs vignes et goûtent les raisins pour vérifier s’ils sont arrivés à maturité.
 

Par B.L.



Les vendanges sont toujours une période délicate, car c’est le travail de toute une année qui se joue en quelques jours.

Il faut que tout soit prêt : les équipes de vendangeurs doivent être constituées, les cuves nettoyées, les machines à trier prêtes à fonctionner, etc. 

Mais, le plus important consiste à déterminer le bon moment pour commencer à cueillir des grappes arrivées à maturité parfaite.
 

Comment savoir si les raisins sont prêts à être vendangés ? 


Chaque jour, Jean-Paul Durup inspecte très  attentivement ses 200 hectares de Chardonnay plantés dans le Chablisien. Le taux de sucre, le PH ou encore le potassium contenus dans les raisins, tout est analysé.
"Toutes ces informations nous aident énormément, non seulement pour la date de début des vendanges, mais aussi pour savoir par quelle parcelle nous devons commencer par rapport aux autres", dit-il.

Pour le moment, tout se présente bien. "Nous avons des grains très bons, qui sont mûrs. Le seul problème, c'est qu'ils sont un peu encore un peu compacts, avec des pépins importants et de grosses peaux. Nous avons besoin de la pluie pour qu'ils se gorgent un peu plus de jus", ajoute Jean-Paul Durup. A priori, chez lui, la récolte devrait commencer dans une semaine, soit le lundi 16 septembre.
 
Reportage de Romane Viallon, Yoann Etienne et Rachel Nectoux avec :
-Thierry Richoux, viticulteur à Irancy
-Jean-Paul Durup, viticulteur à Chablis


A quelques kilomètres de là, à Irancy, Thierry Richoux scrute lui aussi l'aspect de ses raisins.
"Il y a suffisamment de sucre, il y a encore une acidité qui n'est pas si basse que ça malgré ce qu’on aurait pu craindre et quand on goûte, ça s'apprécie déjà bien, il n’y a pas de verdeur", dit-il après avoir goûté quelques grains de pinot noir.

Au final, c’est l’expérience du viticulteur qui tranchera pour déterminer le moment optimal pour la récolte : "C'est du ressenti quoi, on sent l'année, on sent l'évolution du raisin… Là on n’est que début septembre. Donc, il n’y a pas de quoi s'affoler plus que ça", conclut-il.

 
Les vendanges 2019 au domaine Lumpp, à Givry, en Saône-et-Loire / © Sylvain Bouillot
Les vendanges 2019 au domaine Lumpp, à Givry, en Saône-et-Loire / © Sylvain Bouillot



En Bourgogne, les vendanges ont déjà commencé. C’est le cas notamment dans le sud de la région en Saône-et-Loire.


Selon les prévisions d’Agreste (le service statistique du ministère de l'Agriculture), la production de vin en France devrait baisser de 12% en 2019 : on attend au total 43,4 millions d'hectolitres cette année (contre 49,37 millions en 2018).
Une baisse de production due à la météo et à ses aléas : les professionnels ont été confrontés à des épisodes de gel au printemps et à la canicule cet été.
 

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