Dole : l'Île Girard en vedette des Journées mondiales des zones humides

C'est une mare. À première vue. Mais qui abrite près de 200 variété animales. Un lieu à préserver. / © Laurent Brocard
C'est une mare. À première vue. Mais qui abrite près de 200 variété animales. Un lieu à préserver. / © Laurent Brocard

C'est un trou de verdure où coule une rivière. Une réserve naturelle que les hommes essaient de protéger, après des décennies d'abandon. Les principales espèces animales rencontrées sont les oiseaux comme le martin pêcheur ou le balbuzard pêcheur. Et des journalistes certains jours de visite !

Par Clément Jeannin


Branle-bas de combat à l'Île Girard. Le balbuzard pêcheur et le gardon sont aux abois. Les humains débarquent!

Mais c'est pour la bonne cause. Une visite dans le cadre des journées mondiales des zones humides. Marais, tourbières, récifs coralliens, estuaires, ou même mangroves : les zones humides sont très diverses. Selon le portail dédié, elles se définissent comme "un espace de transition entre la terre et l’eau". La profondeur est donc limitée. L'eau peut y être douce ou salée, et sa présence permanente ou temporaire.

L'île Girard est située à quelques kilomètres de l'aéroport de Dole-Tavaux. D’une superficie de 135 ha, cette zone humide fait partie de la basse vallée du Doubs à sa confluence avec la Loue et la Clauge. En fait, techniquement, c'est une mare. Ici, avant les années 60, passait le Doubs. Avant que les hommes ne trichent en changeant son cours pour le faire gagner en vitesse.
 
Interview de Frédéric Topin, conservateur de la réserve naturelle de l'île du Girard


Les milieux les plus caractéristiques sont les mortes et leur cortège floristique caractéristique, les vestiges des chenaux alluviaux, les gravières, les berges qui cohabitent avec des milieux ouverts de prés, des peupleraies plantées dans les années soixante qui périclitent, des érablaies et des frênaies, des zones à fourrés et buissons de prunelliers, de cornouillers, de sureaux.

182 espèces animales présentes


Les principales espèces animales rencontrées sont les oiseaux inféodés aux zones humides et aux vallées alluviales comme la gorge bleue à miroir, le martin pêcheur, le petit gravelot, le balbuzard pêcheur. Au total, on recense 182 espèces animales, dont 148 espèces d'oiseaux et 11 variétés de poissons.

 
© DR reserves-naturelles.org
© DR reserves-naturelles.org

La journée mondiale des zones humides (JMZH), c'est quoi ? Sa date officielle est le 2 février. Mais, au-delà d'un jour, associations et collectivités organisent désormais des animations durant tout le mois de février.

Le 2 février marque l'anniversaire de la signature de la convention internationale sur les zones humides, qui a eu lieu en 1971 dans la ville iranienne de Ramsar. Le texte a été ratifié par la France en 1986.
 
Fin 2019, il engageait 170 Etats signataires.  Les dispositions originelles se concentraient sur la problématique de l'habitat des oiseaux d'eau, dont elle entendait favoriser la préservation. Aujourd'hui, la convention a intégré de nombreux autres aspects, dont l'impact sur les sociétés humaines et la conservation de la biodiversité.
 

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