Coupe du monde de biathlon : le Jurassien Quentin Fillon-Maillet termine quatrième à l'individuel

Le Jurassien de 28 ans espérait grimper sur la première marche du podium. En individuel, il termine finalement à la quatrième place. La compétition s'est ouverte samedi 28 novembre 2020, à Kontiolahti en Finlande, avec des incertitudes liées à la crise sanitaire.
 
Quentin Fillon-Maillet franchit la ligne d'arrivée du 20km.
Quentin Fillon-Maillet franchit la ligne d'arrivée du 20km. © MAURI RATILAINEN/MaxPPP
Le nouveau leader du biathlon a 28 ans, vient du Jura. Après la retraite de Martin Fourcade, Quentin Fillon-Maillet compte bien porter les couleurs du drapeau, et « montrer [son] appartenance à l'élite du biathlon ». Le « Morbac », cherche une saison remplie de victoires. Lors des précédents grands rendez-vous, le biathlète avait décroché deux médailles d'argent (au sprint, et à la mass start), se plaçant ainsi comme l’héritier potentiel de … Martin Fourcade, quintuple champion olympique.

 

« Je n'ai pas envie de me cacher derrière des petits objectifs pour me rassurer. Je veux dire ouvertement ce que je souhaite faire et ce que j'ai vraiment envie de faire. »

Quentin Fillon-Maillet, le 27 novembre 2020


La Coupe du monde de biathlon laisse une chance à Quentin Fillon-Maillet, de faire ses preuves, et de relever le défi. A l'individuel, le Jurassien termine à la quatrième place. La compétition s’est ouverte ce samedi 28 novembre à Kontiolahti, en Finlande. Il lui aurait fallu deux secondes de moins pour se placer sur la troisième marche du podium. Le Norvégien Sturla Holm Laegreid a créé la surprise, en prenant la première place. Le Norvégien Johannes Boe et l'Allemand Erik Lesser complètent le classement.

Pour Quentin Fillon-Maillet, l'envie était pourtant claire, décrocher l’or : « L'objectif du gros globe de cristal m'oblige à être meilleur partout et ça passe par le mental. J'ai envie d'affirmer mon caractère sur la piste et en dehors ».

Du côté des Françaises, deux Bleues sont parvenues à intégrer le Top 10 : la Jurassienne Anaïs Bescond termine à la 6e place et la Dauphinoise Anaïs Chevalier-Bouchet finit 9e. C’est l'Italienne Dorothea Wierer qui signe sa 12e victoire, suivie de l'Allemande Denise Herrmann à 0,8 secondes, puis de la Suédoise Johanna Skottheim.

Une coupe du monde sous le signe du covid

La Fédération internationale de biathlon (IBU) a décidé d'annuler plusieurs étapes et de regrouper les épreuves sur quelques lieux pour limiter les déplacements. Des cas positifs au covid-19 ont été détectés dans plusieurs équipes, dont un kinésithérapeute dans la délégation française. Les personnes concernées et leurs cas contacts ont été immédiatement placées en quarantaine. Tandis que les délégations roumaines et moldaves (excepté une personne), ont été mises à l’écart.

« C'est une piqûre de rappel qui montre que tout peut basculer d'un moment à l'autre. […] On a une épée de Damoclès au-dessus de nous », rappelle Quentin Fillon-Maillet, en parlant de la situation sanitaire. L'équipe de France a pris ses précautions pour éviter toute contamination en voyageant en deux fois : les athlètes d’un côté, l’encadrement de l’autre. Des binômes ont été constitués pour les chambres, les transports, et même les repas. Le biathlète Emilien Jacquelin ajoute : « Un gros globe peut se jouer sur un test PCR positif. »



 
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