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Fiscalisation des primes olympiques : la ministre des sports souhaite un traitement équitable entre JO d'été et d'hiver

© Julien Mattia - maxPPP
© Julien Mattia - maxPPP

Martin Fourcade et Marie Bochet étaient montés au front. La ministre des Sports Roxana Maracineanu souhaite un traitement "équitable"de la fiscalisation des primes de médailles pour les JO de Pyeongchang-2018 et ceux de Rio-2016.

Par S.C avec AFP

"Je suis tout à fait attentive à un traitement équitable entre les sportifs des Jeux d'été et d'hiver (...) Le ministère est en train d'étudier la question et de voir des solutions pour que ce traitement puisse être équitable entre tous ces sportifs", a indiqué la ministre en marge de la présentation des équipes de France de ski et de snowboard à Paris.

Le quintuple champion olympique de biathlon Martin Fourcade et l'octuple championne paralympique de ski Marie Bochet ont écrit une lettre à la ministre des Sports pour déplorer que le budget 2019 ne prévoie pas de défiscalisation pour les primes de médailles (50.000 euros pour l'or, 20.000 euros pour l'argent, 13.000 euros pour le bronze), contrairement aux Jeux d'été de Rio-2016.
 

    
"Si la fiscalisation de ces primes a été envisagée il y a un certain temps, j'en vois la raison et la justification, a précisé la ministre. Les athlètes, au même titre qu'un professeur, qu'un gendarme ou que quelqu'un de l'armée, qu'un chef d'entreprise, doivent aussi participer à cette contribution qui est proposée à tout le monde en faveur de la société et des plus faibles. Néanmoins il reste ce traitement qui doit être équitable."
    
Roxana Maracineanu n'a pas souhaité préciser les solutions envisagées, indiquant que son ministère "étudie" la question.

La semaine dernière, après Martin Fourcade et Marie Bochet, Anaïs Bescond la biathlète du Jura avait exprimé elle aussi sa colère. "Forcément ça m'inspire une injustice. Je ne vois pas pourquoi il y aurait un traitement différent entre les athlètes d'été et ceux d'hiver. Je trouve ça triste qu'il y ait une inégalité comme ça. Nos médailles n'ont pas moins de valeur que les leurs" avait déclaré la biathlète de Morbier. 
 

    
Interrogé sur le sujet, Pierre Vaultier, double champion olympique de snowboardcross, s'est lui insurgé contre la différence de traitement avec les athlètes de Rio-2016. "J'ai été taxé en 2014, je n'ai aucun problème à payer si tout le monde le fait et je n'aurai aucun problème à le faire en 2022, mais en 2018, il n'en est pas question", a-t-il affirmé. 


Le sport en France n'est pas assez valorisé


Quant à Jean-Frédéric Chapuis, champion olympique de skicross en 2014 à Sotchi, il a déploré le désengagement de l'Etat dans le domaine du sport.
"Cela me désole un peu, a-t-il indiqué. Le sport en France n'est pas assez valorisé. On ne met pas assez le sport en avant, alors que c'est ce qui nous rend patriote, il suffit de voir la Coupe du monde de football. Le sport est aussi un outil d'éducation, il faut se dépasser et se donner les moyens d'y arriver. Malheureusement, le sport manque d'appui de la part du gouvernement. On diminue les aides. Ils ont exonéré les primes de Rio, le minimum c'est de le faire une fois pour l'hiver. C'est dommage que le gouvernement ne pousse pas et ne soutienne pas le sport."

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