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La lutte contre les pesticides, un enjeu pour la qualité de l'eau potable

Tous les trois ans, l'Agence Régionale de Santé publie une étude sur la qualité de l'eau potable. Et quand les limites autorisées sont dépassées, en particulier pour les pesticides, les services de l'état réagissent. 

Par Isabelle Brunnarius

C'est ce qui s'est passé pour le syndicat des eaux du Recépage près de Tavaux. Depuis, la qualité de l'eau a été rétablie en partie grâce à la prise de conscience des agriculteurs du secteur. Vous pouvez consulter sur le site de l'ARS les résultats de l'étude sur l'eau potable. 
Reprenons cette histoire. Depuis 2011, l'Agence Régionale de Santé constate des dépassements récurents des limites autorisées pour trois pesticides : Bentazone, Métolachlore et Fomesafène soit 0.1 microgrammes par litre. Le secteur du Recépage est essentiellement agricole. Ce syndicat intercommunal des eaux du Recepage regroupe 13 communes soit 16 000 habitants. Pour eux, selon l'ARS, boire de l'eau du robinet était encore possible car la norme de l'ANSES, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, détermine le seuil de danger à 300 microgrammes par litre or le maximum relevé pour la Bentazone a été de 0.3 microgramme par litre. 

En clair, selon l'ARS, ce n'était pas dangereux de boire l'eau du robinet issu du captage des Toppes mais il fallait rétablir la qualité de l'eau pour que le taux des trois pesticides soit inférieur à 0.1 microgramme par litre. C'est l'arrêté préfectoral de janvier 2013 qui a ordonné au syndicat des eaux de rétablir la qualité des eaux.  A noter que l'eau distribuée par ce syndicat provient de deux zones de captage : Les Toppes et celle de l'aérodrome de Tavaux, qui ne présente pas de dépassement de taux de pesticides. L'une des mesures du plan d'action a été de passer de 70 à 80 % la proportion d'eau distrbuée à partir du captage de l'aérodrome pour améliorer le mélange des eaux.

D'autres mesures ont été prises auprès des collectivités et des particuliers pour diminuer l'utilisation des pesticides. Mais les actions les plus importantes ont été prises sous l'impulsion de la chambre départementale d'agriculture du Jura. Avec un résultat satisfaisant : depuis avril 2013, il n'y a plus eu de dépassements des taux autorisés pour les pesticides sur le captage des Toppes. L'arrêté pris en janvier 2013 a été abrogé en mars dernier mais les interdictions d'utilisation des trois pesticides restent en vigueur. C'est ce que nous détaillons dans ce reportage : 

Zone de captage des Toppes : mesures pour diminuer les pesticides
Avec Linda Nourry Responsable santé environnement pour le Jura Agence Régionale de Santé, Michel Wawrzyniak président du syndicat intercommunal des eaux du Recépage,François Lavrut vice-président de la chambre d'agriculture du Jura et Thierry Brelot agriculteur. Reportage ; I.Brunnarius, F.Menestret, A.Humbert, D.Robbe et E.Debief.

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