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La libération conditionnelle du Jurassien Jean-Claude Romand accordée en appel

Photo d'archives. / © PHILIPPE DESMAZES / AFP
Photo d'archives. / © PHILIPPE DESMAZES / AFP

Jean-Claude Romand, qui avait tué cinq membres de sa familles dont ses parents dans le Jura, va être libéré sous condition sur décision de la cour d'appel de Bourges, ce jeudi 25 avril. Une décision qui doit prendre effet avant le 28 juin.

Par M.D. avec AFP

La demande de libération conditionnelle du faux "docteur Romand" qui a tué cinq membres de sa famille en 1993 a été acceptée par la cour d'appel de Bourges, ce jeudi 25 avril.  "C'est imminent mais sans doute pas ce jeudi", a annoncé son avocat Me Jean-Louis Abad.
 

La décision doit être mise à exécution avant le 28 juin, selon un communiqué de presse du parquet général de Bourges. Une décision prise à huis clos dans l'enceinte du tribunal a précisé un magistrat. La libération conditionnelle est une mesure d'aménagement de peine visant à la réinsertion et à la prévention de la récidive. "C'est une grande déception pour mes clients et une grande douleur. Ils ont le sentiment que tout est terminé pour M. Romand et que pour eux cela ne le sera jamais", a réagi Me Laure Moureu, qui représente les deux frères de Florence Romand, l'épouse assassinée.
 

Pendant plus de 15 ans, le faux "docteur Romand", aujourd'hui âgé de 64 ans, avait menti à son entourage, se faisant passer pour un médecin travaillant pour l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Il a assassiné son épouse et ses deux enfants puis ses parents, à Clairvaux-les-Lacs dans le Jura, au moment où ces derniers allaient découvrir la vérité.  
 

Condamné à la perpétuité en 1996, il est libérable depuis 2015, après une période de sûreté de 22 ans. Le tribunal d'application des peines de Châteauroux avait rejeté sa demande de libération conditionnelle le 8 février. Il avait considéré qu'"en dépit de son parcours d'exécution de peine satisfaisant, les éléments du projet présenté et de sa personnalité ne [permettaient] pas, en l'état, d'assurer un juste équilibre entre le respect des intérêts de la société, des droits des victimes et de la réinsertion du condamné".

 

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