Michelin : 52 départs volontaires en Bourgogne dès cette année avant d'autres réductions d'effectifs

52 postes seront supprimés dès cette année sur les deux sites de Michelin à Blanzy (Saône-et-Loire) et Avallon (Yonne). Ces départs se feront essentiellement sous forme de départs en retraite anticipés alors que le groupe Michelin a annoncé la suppression de 2300 postes en France d’ici 2023.

Le site Michelin de Blanzy (photo) et celui de Pneu Laurent à Avallon connaîtront des réductions d'effectifs d'ici 2024. Le nombre d'emplois menacés par site sera l'objet de négociations au cours des prochains mois.
Le site Michelin de Blanzy (photo) et celui de Pneu Laurent à Avallon connaîtront des réductions d'effectifs d'ici 2024. Le nombre d'emplois menacés par site sera l'objet de négociations au cours des prochains mois. © Michel Gillot / France Télévisions

Pour l’instant, les deux sites bourguignons du groupe Michelin échappent aux coupes les plus sévères. Le site de Blanzy en Saône-et-Loire devrait connaitre 35 suppressions de postes dès cette année. A Avallon, dans l’Yonne, la filiale Pneu Laurent devrait compter 17 départs.

 "C’est un moindre mal pour l’instant" reconnait Gilles Poillevey, délégué syndical CFDT sur le site d’Avallon. Il se réjouit de l’absence de départs ou de mobilités forcés comme cela peut peut-être le cas sur d’autres sites du groupe. D’ici trois ans, une vingtaine d’autres départs en retraite devrait suivre sur le site icaunais. Dans le cadre de la rupture conventionnelle collective (RCC), les salariés qui ont accepté de partir en retraite obtiennent une prime défiscalisée. "Ce sont des gens qui seraient de toute façon partis donc tant mieux pour eux. Mais il faut être vigilant sur la suite." Dès cet été, sept départs en retraite anticipés seront actés. Une dizaine d'autres suivra au premier semestre 2022 avec dispense d'activité de six mois. 

 

Inquiétude pour 2023

Des chiffres relativement modestes face aux objectifs évoqués début janvier 2021. Le groupe Michelin avait annoncé vouloir réduire ses effectifs de 2 300 postes d’ici à 2023, dont près de la moitié sur l'outil de production industriel. Cette année, au niveau du groupe, seulement 531 postes sont concernés dans le cadre d’une première rupture conventionnelle collective.

"Quand on fait le tour des sites, on est loin des 2300, interroge Gilles Poillevey. Le reste, ils vont aller le chercher où ? Ce ne sont pas les départs en retraite qui vont combler cela. C’est cela qui est inquiétant. Ça ne fait pas le compte." Après la fermeture du site de La Roche-sur-Yon (Vendée) en 2019, le géant du pneu a promis en début d'année qu'il ne procèderait à aucun licenciement ni fermeture de site dans le cadre de ce plan de réorganisation. La direction estimait à 60% la part de départs en retraite anticipés et 40% le nombre de départs volontaires. 

Malgré la crise liée à l'épidémie de Covid-19, les deux sites bourguignons sont présentés comme plutôt performants au sein du groupe Michelin. La filiale Pneu Laurent dans l'Yonne est l'un des leaders européens du rechapage (remplacement des bandes de roulement) des pneus pour poids-lourds. L'usine de Blanzy produit de la gomme pour les autres sites et ses propres pneus de génie civil. 

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