Coronavirus : ne dites plus le Covid-19 mais LA Covid-19 !

Ce n’est pas mon genre … Mais difficile de résister aux appels du pied de la langue française. Et que nous dit-elle la langue de Molière ? Covid-19 est du genre féminin. Explication. 
 

Illustration du nouveau coronavirus, Covid-19 - Mars 2020 / © MaxPPP
Illustration du nouveau coronavirus, Covid-19 - Mars 2020 / © MaxPPP
Alors oui, je vous entends déjà me rétorquer qu’il y a plus urgent à penser déconfinement et autres aspects informatifs de cette épidémie que de s’interroger sur un genre à donner.

C’est vrai que l’urgence à se questionner sur un attribut masculin ou féminin n’est pas évidente mais la réponse est plaisante à écouter.

Dans sa rubrique Dire, ne pas dire, l’Académie française met les points sur les i et nous explique doctement pourquoi il faut dire «La Covid-19».


Covid, contraction de deux mots anglais


Covid est en fait la contraction de deux mots anglais "coronavirus" et "disease" (qui signifie maladie, en français). Or les «sigles et acronymes ont le genre du nom qui constitue le noyau du syntagme dont ils sont une abréviation». 

C’est le cas par exemple de la S.N.C.F. (Société nationale des chemins de fer) : le noyau de groupe est société donc le nom S.N.C.F. est féminin. Et le même principe s’applique pour des sigles étrangers. Dans le cas de « Covid-19 », le noyau est l'équivalent du terme français « maladie » donc il est du genre féminin.

L’Académie française cite à cet égard l’exemple de «le FBI, Federal Bureau of Investigation, "Bureau fédéral d’enquête", de la CIA, Central Intelligence Agency, "Agence centrale de renseignement", puisque dans un cas on traduit le mot noyau par un nom masculin, bureau, et dans l’autre, par un nom féminin, agence. »


Alors la faute à qui ?


Et bien au coronavirus pardi ! Avant que l’acronyme covid-19 ne se répande, précise l'académie française, «on a surtout parlé du corona virus, groupe qui doit son genre, en raison des principes exposés plus haut, au nom masculin virus. Ensuite, par métonymie, on a donné à la maladie le genre de l’agent pathogène qui la provoque».

Et les sages de l'Académie d’ajouter qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire «l’emploi du féminin serait préférable et il n’est peut-être pas trop tard pour redonner à cet acronyme le genre qui devrait être le sien. »
A bon entendeur ... 

 
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