Pont-de-Roide (Doubs) : 70 suppressions d’emplois dans l'entreprise Aperam, mais 3 millions d’euros d’investissements

D’ici 2023, un tiers des 215 postes seront supprimés dans cette usine produisant de l’acier inoxydable. Le groupe Aperam a aussi annoncé un investissement de 3 millions d’euros à Pont-de-Roide.

Le site d'Aperam, à Pont-de-Roide.
Le site d'Aperam, à Pont-de-Roide. © Capture d'écran. Google Maps.

Entre les syndicalistes et la direction d’Aperam, les négociations s’entament, avec l’espoir d’en découdre avec douceur. L’usine de Pont-de-Roide, spécialisée dans la production d’acier inoxydable, a appris la nouvelle le 13 janvier 2021 : 70 postes pourraient être supprimés d’ici 2023.

C’est l’activité de laminage et de chauffage de l’acier (recuit) qui s’arrêtera à Pont-de-Roide. Ce service sera réaffecté à l’usine de Gueugnon en Saône-et-Loire. Face à la forte concurrence internationale, et notamment indonésienne, le manque de compétitivité de l’usine du Doubs desservirait l’activité d’Aperam, qui préfère ainsi centraliser ses activités en Bourgogne.

Trois millions d'euros ? Pas suffisant.

Trois millions d’euros d’investissement seraient néanmoins prévus à Pont-de-Roide pour développer certains produits comme la fabrication d’acier inoxydable extra-fin, utile à la filière hydrogène. D’après Alain Reutenauer, délégué syndical FO, la somme ne serait pas suffisante, et ne permettrait pas de pérenniser l’activité. "Il faudrait ajouter une enveloppe de dix millions en plus", ajoute le syndicaliste. L'argent supplémentaire servirait à équiper l'usine, en cisaille pour fabriquer de l'acier inoxydable ultra-fin.

L’objectif pour le syndicat majoritaire serait de négocier et d’aménager les départs volontaires de manière apaisée. "Il y a deux temps : le temps industriel d'ici 2023, et le temps social, qui s'étalerait jusqu'en 2025", décrit Alain Reutenauer. Les différentes pistes seraient d’abord de prévoir les départs en retraite d’ici à 2025, ce qui concernerait une trentaine d'employés. Pour les salariés les plus anciens (nés entre 1964-1966), la pré-retraite pourrait être envisagées. Ce qui ferait un total d'une cinquantaine de salariés, sur les 70 suppressions de postes annoncées.

Les discussions se poursuivent entre direction et syndicats, pour tenter de "minimiser la casse sociale". Côté logistique, quatre postes ont déjà été conservés grâce aux premières négociations. Comme l'affirme le délégué syndical FO : "le nombre de suppressions annoncées pourrait être amené à bouger."

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