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Pourquoi Carlos Tavares veut-il à nouveau marier PSA ?

Carlos Tavares, le président du groupe PSA le 5 mars 2019 au Salon de Genève / © Alexandre Marchi/PQR/MaxPPP
Carlos Tavares, le président du groupe PSA le 5 mars 2019 au Salon de Genève / © Alexandre Marchi/PQR/MaxPPP

Fort de résultats historiques, le groupe PSA et son emblématique patron visent une nouvelle alliance pour continuer à grossir et concurrencer les poids lourds du secteur automobile. Le contructeur français aimerait se rapprocher de l'Italo-américain Fiat-Chrysler.

Par Jérémy Chevreuil

Depuis le Salon de Genève, PSA est au coeur de toutes les discussions dès que le mot "alliance" est prononcé dans le monde de l'automobile.

"Tout est ouvert, si on gagne de l'argent, on peut rêver de tout", avait dit en Suisse le patron du groupe, Carlos Tavares, à propos d'un éventuel partenariat avec Fiat-Chrysler.
Quelques jours plus tard, la famille Peugeot embrayait : "Nous avons soutenu dès le départ le projet Opel. Si une autre occasion se présente, ce n'est pas nous qui freinerons et Carlos le sait, assurait ainsi au quotidien Les Echos Robert Peugeot. "Avec [Fiat-Chrysler], comme avec d'autres, les planètes pourraient être alignées".

Si Fiat-Chrysler est dans le viseur de PSA, c'est parce que les deux constructeurs semblent complémentaires. Une alliance entre ces deux poids moyens permettrait au groupe français de s'ouvrir en grand les portes du marché américain et à l'Italo-américain de rattraper son retard sur les moteurs électriques.

Ensemble, PSA et Fiat-Chrysler vendraient une quinzaine de marques sur tous les continents, et s'imposeraient comme un poids lourd du marché automobile, à même de rivaliser avec Volkswagen, Toyota ou Renault-Nissan-Mitsubishi.

Quelles pourraient être les conséquences pour les usines comtoises du groupe ? La dernière alliance, le rachat d'Opel -Vauxhall, a plutôt profité à Vesoul, avec une cinquantaine d'emplois nouveaux (en provenance du magasin Opel de Gonesse) et à Sochaux, qui produit désormais l'Opel Grandland.

Néanmoins, les fusions sont rarement créatrices d'emplois, et les inquiétudes sont nombreuses en cas de nouvelle alliance d'ampleur. D'autant que la récente remise en cause des 35h sur le site PSA de Vesoul a montré s'il en était besoin que la direction du groupe actionne tous les leviers en sa possession pour améliorer la compétitivité de ses usines.
 
PSA rêve d'une nouvelle alliance avec Fiat-Chrysler
Reportage de Jérémy Chevreuil, Eric Debief et Stéphanie Chevalllier. Avec Didier Klein, vice-président de Pays Montbéliard Agglomération en charge du développement économique et spécialiste de l'industrie automobile; Jean-Paul Guy, de la CFTC-PSA Vesoul et Jérôme Boussard, de la CGT-PSA Sochaux
 

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