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Que sont devenus les premiers “gilets jaunes” ?

© Anne-Fleur Lespiaut / France 3 Bourgogne
© Anne-Fleur Lespiaut / France 3 Bourgogne

À l'acte 13 des gilets jaunes en Côte d'Or, certains des organisateurs de la première manif dijonnaise ont souhaité passer le relais. D'autres se sont plutôt repliés sur les ronds-points, comme celui que notre équipe a retrouvé aujourd'hui au sein des gilets jaunes de Tonnerre, dans l'Yonne.

Par M. F.

Le 17 novembre 2018, premier samedi de mobilisation des "gilets jaunes", le coup d'essai tourne au coup de maître à Dijon. Près de 6 000 manifestants sont dans la rue selon la préfecture.

Parmi les "gilets jaunes" qui avaient initié ce premier rassemblement dijonnais, certains ont aujourd'hui pris leur distance avec le mouvement. Contactés, ils n'ont pas souhaité en dire plus, expliquant qu'ils avaient tout simplement  passé le relais.

D'autres sont toujours là. Comme Gérald Gourdon, par exemple, qui était encore sur le terrain à Tonnerre (Yonne) samedi 9 février 2019. "Au début j'étais un peu dubitatif, explique l'ouvrier. Je pensais que ça allait durer grosso modo deux ou trois semaines. En fin de compte, il y a beaucoup de solidarité en France et on peut voir que les "gilets jaunes" sont unis."
 
Que sont devenus les premiers "gilets jaunes" ?
À l'acte 13 des gilets jaunes en Côte-d'Or, certains des organisateurs de la première manif dijonnaise ont souhaité passer le relais. D'autres se sont plutôt repliés sur les ronds-points, comme celui que notre équipe a retrouvé aujourd'hui au sein des gilets jaunes de Tonnerre, dans l'Yonne.  - France 3 Bourgogne - Michel Gillot, Anne-Fleur Lespiaut, Hugo Piguet

Chassés d'un premier rond-point, les "gilets jaunes" de Tonnerre ont rebâti leur QG sur un terrain privé, où ils envisagent même de faire un potager dans quelques semaines.

Comme partout, ils sont là à cause des salaires ou des retraites trop minces pour joindre les deux bouts. Mais ils sont là aussi parce qu'ils vivent quelque chose qu'ils n'auraient pas imaginé. "Un jour, un samedi, mon mari me dit 'tu ne veux pas venir avec moi aux gilets pour une heure'. J'ai dit 'oui ok'. Et puis quand ça a été l'heure de partir, je suis restée", raconte Gisèle Richard, une retraitée.

La défiance envers le monde politique traditionnel est bien sûr toujours là. "Niveau politique, je pense qu'ils vont rester sur la même longueur d'onde, clairement. On voit les débats qui nous enfument, on voit que ça part vraiment dans tous les sens, estime Laurent Moreau, un agent SNCF. Mais je pense que les gens ne veulent pas que ça s'arrête. Donc il faut continuer la mobilisation, trouver des nouvelles idées."

Par exemple :  convaincre les maires des petites communes étranglées par la baisse des dotations de les rejoindre, voilà une des pistes entendues samedi 9 février. Pas très portés sur les grosses manifestations, les "gilets jaunes" des ronds-points veulent essayer d'agir là où ils sont.
 

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