Quelles mesures pour les services d'urgences ? Ce qu'il faut retenir des annonces d'Agnès Buzyn

La ministre de la santé a dévoilé ce lundi 9 septembre son plan d'action pour les services d'urgences en grève depuis six mois dans différentes villes de France. 750 millions sont prévus entre 2019 et 2022. 
© Richard MOUILLAUD - maxPPP

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a dévoilé un "plan d'actions" avec un "budget dédié" pour "régler sur le long terme" la crise des urgences. Agnès Buzyn confirme que dans ce plan "80% de ces financements sont dédiés à des ressources humaines, il s'agit d'un plan de financement ambitieux qui sera disponible dès la fin de l'année pour tous les services qui s'engagent", précise la ministre.

A ce stade, le ministère ne prévoit pas d'ouvertures de lits ni de recrutements de personnels, comme le réclament les grévistes.


12 mesures qui ont été annoncées par Mme Buzyn, dont une réforme du financement des urgences et le développement de protocoles permettant des prises en charge par les kinésithérapeutes ou les pharmaciens.
  


Une nouvelle enveloppe budgétaire de 750 millions d'euros 


Cette somme, qui ne s'ajoutera pas au budget déjà prévu pour les dépenses de santé sera puisée dans des crédits existants. Elle servira à financer diverses mesures visant à désengorger les urgences en s'appuyant davantage sur la médecine de ville et en accélérant les prises en charge. Mais à ce stade, le ministère ne prévoit pas d'ouvertures de lits ni de recrutements de personnels, comme le réclament les grévistes.


Une série de 12 mesures annoncées pour les urgences

      
© Ministère de la Santé
 

Pas de lits supplémentaires, pas de recrutements... Déception du collectif inter-urgences


Hugo Huon, le président du collectif Inter-urgences à l'origine du mouvement de grèvd déplore qu'il n'y ait "rien sur les lits, rien sur les postes".  La ministre "se refuse complètement à revaloriser les métiers soignants, il y a un tel déni des professions paramédicales, c'est assez fou", ajoute-t-il. Dans le Jura, où les urgences sont en grève à Lons-Le-Saunier et une ligne du SMUR est menacée, ces nouvelles annonces laissent dubatatifs Yves Duffait, medecin urgentiste. Selon lui, tout est limité au final par le nombre de lits. La médecine de ville est surchargée par endroits dit-il. 10% de malades en moins ici et là aux urgences, cela ne changera pas grand chose. "Nos revendications restent des ouvertures de lits, des recrutements de personnels, et une revalorisation des salaires pour attirer de nouveaux personnels vers ces métiers" ajoute-t-il. 

Le collectif Inter-Urgences a prévu de se réunir mardi 10 septembre en Assemblée générale. 
 
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