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Côte-d'Or : où en est le projet d'abattoir mobile de l'éleveuse Emilie Jeannin

Emilie Jeannin, éleveuse / © Dalila Iberrakene
Emilie Jeannin, éleveuse / © Dalila Iberrakene

Comment proposer aux éleveurs un mode d'abattage qui stresse moins les animaux ? Emilie Jeannin milite depuis plusieurs années pour installer un abattoir mobile en Côte-d'Or. Où en est l'expérimentation ?

Par Tiphaine Pfeiffer

En mai 2018, le coup d'envoi du projet d'abattoir mobile d'Emilie Jeannin semblait lancé :
l'Assemblée nationale avait enfin adopté une proposition de la Confédération paysanne et autorisé l’expérimentation de ce dispositif pendant 4 ans, notamment en Côte-d'Or.

Pourtant, en ce mois d'avril 2019, l'abattoir mobile est encore en construction et les premiers essais n'auront lieu qu'en 2020.

Qu'importe, l'éleveuse de vaches de race charolaise est satisfaite car une centaine d'éleveurs est intéressée à l'idée d'amener l'abattage directement à la ferme.

Un abattage moins stressant


Le système suédois est une sorte de grand camion équipé d'une porte.

L'animal entre, pensant qu'il va traverser et ressortir de l'autre côté.
Un opérateur saisit le matador et tue la vache par surprise, lui évitant le stress du transport et de l'attente avec les autres bovins auxquels sont traditionnellement confrontés les animaux. 
 
Photo de l'abattoir mobile suédois / © Emilie Jeannin
Photo de l'abattoir mobile suédois / © Emilie Jeannin


De nombreux agriculteurs supportent mal de laisser leurs bêtes à l’abattoir.
Pour plusieurs éleveurs, ce n’est pas la bête qui devrait être transportée mais la viande.

Ce dispositif aux normes européennes est amené dans les fermes
Le stress est largement réduit, aussi bien pour l’animal que l’éleveur.

Par ailleurs, cela permettra à certains éleveurs de s'éviter de très longs trajets comme l'explique Emilie Jeannin.
 

Il y a des départements où il n'y a plus aucun moyen d'abattage.

une vache charolaise de la ferme des Lignières / © Dalila Iberrakene
une vache charolaise de la ferme des Lignières / © Dalila Iberrakene


Une démarche éthique


La cadence est réduite par rapport aux abattoirs industriels.

Selon les estimations, dix fois moins de bêtes seront abattues chaque jour que dans un abattoir traditionnel.

Selon Emilie Jeannin, "depuis 40 ans, les industriels du secteur ont concentré tous les moyens d'abattage pour abaisser les coûts et ont affirmé qu'ils n'étaient pas possible de faire autrement." 

Les agriculteurs espèrent que ce système, plus éthique, permettra aussi de tirer de meilleurs revenus.

Retour sur... le projet d'abattoir mobile d'Emilie Jeannin

Un reportage de Maeva Damoy, Dalila Iberrakene et Patrick Jouanin

Avec Emilie Jeannin, éleveuse de vaches charolaises
 


 

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