Rhinopneumonie : les centres équestres appelés à confiner leurs chevaux pour échapper à l'épidémie

Une épidémie de rhinopneumonie inquiète le milieu équestre depuis début mars. Toutes les compétitions sont annulées. Les chevaux doivent être confinés et si possible, vaccinés. Aucun cas n'a jusqu'à présent été signalé en Bourgogne.
 

Contre la rhinopneumonie, la vaccination des chevaux de compétition est obligatoire
Contre la rhinopneumonie, la vaccination des chevaux de compétition est obligatoire © A. Borlot

Une souche virulente venue d'Espagne


Deux herpèsvirus équins sont à l'origine de cette maladie qui se manifeste sous trois formes : respiratoire, nerveuse et abortive. La souche actuelle, venue d'Espagne est très contagieuse et inquiète les professionnels, d'autant que certains chevaux infectés sont porteurs sains. Sous sa forme respiratoire, la maladie ressemble à une grippe, avec des symptômes plus ou moins marqués.
Les chevaux peuvent s'infecter en inhalant des gouttelettes lors d’un contact avec un autre animal, mais également de manière indirecte, par l’intermédiaire des humains, ou de matériel souillé. 

Vaccination recommandée


Aucun cas n'a été détecté jusqu'à ce jour en Bourgogne, mais il est conseillé aux centres équestres de vacciner leurs animaux, y compris les poulains dès l’âge de 6 mois selon le site Equipedia. Il faut ensuite prévoir 2 injections à 1 mois d’intervalle et un rappel à 6 mois. Un surcoût non négligeable pour des structures déjà mises en difficulté par la crise sanitaire liée au Covid, puisque les trois injections coûtent 100 euros par cheval. 
En France actuellement, la vaccination n'est obligatoire que pour certains reproducteurs et pour les chevaux de course.

 

Prévenir en isolant

L'isolement des chevaux malades est une obligation. Pour éviter la propagation de l'épidémie, les centres équestres doivent également éviter tout mouvement de leurs animaux, dans et hors de leurs murs. La fédération française d'équitation a également interdit toutes les compétitions et les rassemblements de chevaux jusqu'au 28 mars. 

Les autres recommandations sont notamment de suivre la température des animaux suspectés d'être porteurs pendant une semaine, de désinfecter le matériel, les locaux et les véhicules de transport. Il faut enfin limiter les contacts des chevaux infectés au seul personnel chargé des soins.

 

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