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Saccage de l'Arc de triomphe : un habitant du Doubs en détention provisoire

Manifestation des "Gilets jaunes" à Paris le 1er décembre 2018 / © Karine Pierre/MAXPPP
Manifestation des "Gilets jaunes" à Paris le 1er décembre 2018 / © Karine Pierre/MAXPPP

La cour d'appel de Paris vient de décider de la mise en détention provisoire d'un habitant du Doubs mis en examen à la suite du saccage de l'Arc de triomphe le 1er décembre dernier. Le parquet de Paris avait fait appel de la décision du juge. 

Par IB avec AFP

Sébastien F, originaire du Doubs, a été mis en examen après avoir été déféré devant un juge d'instruction. Le juge des libertés et de la détention avait décidé de mettre cet homme sous contrôle judiciaire. Le parquet a fait appel de cette décision demandant, lui, une mise en détention provisoire. L'affaire est passée aujourd'hui à la cour d'Appel de Paris. Le manifestant présumé coupable d'avoir tagué sur l'un des murs de l'Arc de triomphe "Augmenter le RSA" est arrivé libre sous contrôle judiciaire et, ce soir, il dormira en  maison d'arrêt. Cet homme reconnaît avoir manifesté à Paris pour l'acte III des "Gilets Jaunes" mais nie avoir tagué l'Arc de triomphe. 
D'après nos confrères de Libération et du Parisien, Sébastien F. , surnomme "Sanglier" est lié au milieu d'extrême droite. Les enquêteurs auraient découvert lors de leur perquisition au domicile de ses parents où il vit, des objets nazis et des armes. 

En début de semaine, évoquant un "contexte de guérilla urbaine" et des "violences inacceptables" lors des manifestations de "gilets jaunes", la procureure générale de la cour d'appel de Paris a appelé à des sanctions contre tous les actes contraires à la loi "à la mesure du trouble qu'ils causent à l'ordre républicain".
Catherine Champrenault est longuement revenue, lors de l'audience solennelle de rentrée de la cour d'appel, sur le "climat de grande tension" lié aux manifestations des dernières semaines, dénonçant aussi bien les dégradations de biens que les pillages de commerces, les propos racistes et homophobes "parfois tenus", des menaces contre des élus et des journalistes, des "appels à la violence" ou "à marcher sur le Parlement et le palais de l'Élysée".
    
"Dans un contexte de guérilla urbaine, des symboles de la Nation tels que l'Arc de Triomphe ont été saccagés. L'année 2018 s'est terminée sur de terribles images de violences, qui restent malheureusement d'actualité en ce début d'année
2019", a-t-elle dit.
    
Face à ce constat, la magistrate "souhaite être particulièrement claire": "Il n'appartient pas à l'autorité judiciaire de porter une appréciation sur le bien-fondé de l'expression d'une colère sociale". "En revanche", a-t-elle affirmé, "le ministère public se doit de veiller à ce que les actes contraires à la loi (...) reçoivent des sanctions à la mesure du trouble qu'ils causent à l'ordre républicain".
    
La magistrate a rappelé que depuis le début des manifestations, le parquet de Paris avait géré plus de 1.800 gardes à vue, dont 900 pour le seul week-end du 8 décembre, un "chiffre historiquement élevé". Le parquet a poursuivi "450 personnes, dont 275 en comparution immédiate", a ouvert "20 informations judiciaires pour les faits les plus graves" et prononcé "400 rappels à la loi".
 

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