Ces bars de Saône-et-Loire qui resteront fermés pour le réveillon du Nouvel An

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Écrit par Gaël Simon avec Florence Donjon
Tous les bars de Saône-et-Loire devront fermer à 2 heures du matin pour le Nouvel An.
Tous les bars de Saône-et-Loire devront fermer à 2 heures du matin pour le Nouvel An. © David Ségal / France Télévisions

En Saône-et-Loire, plusieurs bars ont décidé de ne pas ouvrir ce 31 décembre pour la soirée du Nouvel An en raison de la fermeture prématurée et des restrictions sanitaires qui leur sont imposées.

La soirée du Nouvel An ne se prolongera pas jusqu’au bout de la nuit pour eux. En France, les bars d’une quinzaine de départements, dont la Saône-et-Loire, devront baisser le rideau prématurément, à 2 heures du matin précisément, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier. Une mesure décidée par les préfets locaux et impulsée par le gouvernement, afin d’endiguer la vague de Covid-19 provoquée par l’émergence du variant Omicron. Aucun autre département de Bourgogne-Franche-Comté n'est concerné.

Face à cette obligation, qui se rajoute à l’interdiction des soirées dansantes et des consommations debout, certains responsables d’établissement ont fait le choix de ne pas ouvrir ce vendredi. Pascal Duchambon, gérant de la Raffinerie à Mâcon, fait partie de ces gérants qui ont décidé de jeté l’éponge pour ce qui est habituellement la plus grosse soirée de l’année.

12 à 15 000 euros de pertes en restant ouvert

"On a préféré fermer parce que si c'est pour faire une soirée à 100 entrées, alors qu'on prévoit d'en faire 800, 900, 1 000, ce n'est pas la peine", souffle-t-il. Pour le patron, ouvrir ce vendredi 31 décembre représenterait une perte de 12 à 15 000 euros.

"Dès lors qu'on nous dit on va vous couper 85% de notre potentiel d'entrées à la raffinerie, on nous coupe 85% de notre chiffre d'affaires. En face, j'ai les même frais, j'ai les même charges salariales", lance Pascal Duchambon qui emploie 12 salariés.

Pour eux, l’annulation du réveillon est une douche froide qui s’ajoute à plusieurs mois difficiles en raison de la crise sanitaire. "On a l'impression de faire un pas en avant et quatre en arrière donc moralement parlant, c'est compliqué", confie Anne, employée de la Raffinerie.

À quelques kilomètres de Mâcon, la déception est également grande dans cet établissement. La soirée karaoké prévue pour célébrer la nouvelle année est annulée et seuls une vingtaine de clients sont attendus. L’ambiance n’est pas vraiment à la fête. "On devait tout rassembler, faire une grande table avec des apéritifs, on avait tout planifié et du coup tout est annulé", regrette Alexia Lhenry, serveuse.

Il n'y aura pas de cotillons, pas de bonne année. Ça ne sera pas festif comme ça aurait dû l'être normalement..."

Alexia Lhenry

serveuse

Depuis les mesures sanitaires annoncées par Jean Castex ce lundi 27 décembre, les professionnels de la restauration sont inquiets pour l’avenir de leurs établissements. L’Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH) réclame de nouvelles aides du gouvernement.

"Le chômage et le fonds de solidarité doivent être réactivés et puis il faut indemniser la perte de chiffre d’affaires parce qu'il y a des établissements qui perdent 80% de leur chiffre. Il faut vraiment les aider, c'est très urgent", plaide Patrick Revoyre, président de l'UMIH de Saône-et-Loire.

Dans le département, les rassemblements de plus de 50 personnes en extérieur seront également interdits tout comme la consommation de nourriture et d'alcool sur la voie publique jusqu'à samedi soir.

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