Attaques au marteau : un jeune homme est entendu au commissariat de Chalon-sur-Saône

Vidéo de l'agresseur au marteau présumé de Chalon
Vidéo de l'agresseur au marteau présumé de Chalon

La pharmacie située rue de Belfort à Chalon-sur-Saône, en Saône-et-Loire, a été attaquée vendredi 26 janvier 2018. L’auteur du braquage s’est rendu à la police ce lundi 29 janvier 2018 dans la matinée. S'agit-il de celui qui avait commis les "attaques au marteau" ?

Par B.L.

Il était 10h50 ce lundi matin quand l’auteur des faits s’est rendu au commissariat de police de Chalon-sur-Saône, a indiqué à France 3 Bourgogne Damien Savarzeix, le procureur de la République de Chalon. Le jeune homme, âgé de 17 ans, a été placé en garde à vue. Il est actuellement interrogé par les policiers.

L'adolescent "a fait la démarche lui-même" et s'est rendu "conformément à un engagement pris par courriel dimanche", a ajouté Damien Savarzeix. Pour le moment, "on est en droit de penser qu'il était le seul auteur" des revendications, mais l'enquête devrait le confirmer.

A Chalon-sur-Saône, de nombreuses forces de police et de gendarmerie recherchaient l'agresseur de 2 femmes vendredi 15 septembre 2017. / © Sylvain Bouillot - France 3 Bourgogne
A Chalon-sur-Saône, de nombreuses forces de police et de gendarmerie recherchaient l'agresseur de 2 femmes vendredi 15 septembre 2017. / © Sylvain Bouillot - France 3 Bourgogne


Combien d'attaques au marteau sont recensées ?


Ce rebondissement permettra-t-il de résoudre les attaques au marteau qui ont été commises à Chalon et à Dijon l’an dernier ?
En effet, suite à l’attaque de la pharmacie la semaine dernière, le Journal-de-Saône-et-Loire a reçu un message signé du "commando au marteau" qui revendiquait le braquage en indiquant le lieu, l'heure et le montant exact du préjudice du braquage.

Les auteurs du mail se présentaient comme les agresseurs au marteau qui ont sévi au centre-ville de Chalon-sur-Saône en septembre dernier, puis sur le campus de Dijon. Sylvain Comparot, directeur de cabinet du président de l'université de Bourgogne, a indiqué ce lundi à France 3 Bourgogne que les mesures de sécurisation mises en place sur le campus étaient toujours d'actualité, en attendant que l'enquête aboutisse. "Nous n'avons jamais considéré que nous étions une cible privilégiée du commando. Cela aurait pu se passer au centre-ville de Dijon", a-t-il ajouté. 

Le mystérieux "commando" d'ultra-droite avait aussi menacé de passer à l'action lors du match de Ligue 1 Dijon-Troyes le 18 novembre 2017. La rencontre, sous "surveillance policière renforcée", s'était finalement déroulée sans incident.


Une conférence de presse est prévue mardi 30 janvier en fin de matinée au parquet de Chalon-sur-Saône, indique l'AFP.

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