Gilets jaunes : Patrick de Perglas veut continuer sa grève de la faim jusqu'à être reçu par Emmanuel Macron

Patrick de Perglas est "gilet jaune". L'homme en grève de la faim a quitté Chalon-sur-Saône à pied le 21 novembre direction Paris avec pour objectif de rencontrer Emmanuel Macron. Après une semaine de marche, il est arrivé à Paris ce mercredi.

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Mise à jour : jeudi 29 novembre, l'homme a été reçu par le Premier ministre Edouard Philippe. Les détails dans notre article
Patrick de Perglas est parti à pied le 21 novembre de Chalon-sur-Saône en direction de Paris. Le "gilet jaune" voulait rencontrer le président de la République pour lui partager ses revendications.

Après sept jours de marche et neuf de grève de la faim, l'homme est arrivé ce mercredi 28 novembre dans la capitale, mais n'a pas pu franchir les grilles de l'Élysée. Il a raconté son parcours sur le plateau de "C à vous" sur France 5 ce mercredi soir.
 

"Je me doutais qu'on n'allait pas me recevoir. On ne reçoit pas quelqu'un comme ça. Mais quand même, je suis surpris. Ça aurait été peut-être autre part dans un autre pays, un messager qui fait 350 kilomètres à pied, un roi je pense l'aurait reçu pour l'écouter", a-t-il répondu à Anne-Elisabeth Lemoine, la présentatrice de "C à vous".
 

Poursuite de sa grève de la faim

Le jardinier-élagueur dit agir pour les autres. "J'ai tout ce qu'il faut, j'ai une femme, des enfants, une moto. Je fais du parapente. Je suis heureux. Mais lundi matin, au lieu d'aller travailler, je me suis dit je ne peux pas être aveugle. Il faut que je réagisse pour les autres parce que sinon je ne peux pas vivre comme ça."
 
S'il avait pu rencontrer le chef de l'État, Patrick de Perglas, alias Gépy, lui aurait notamment parlé du pouvoir d'achat des Français. "Aujourd'hui, les personnes qui travaillent donnent tout ce qu'elles ont, tout ce qu'elles gagnent. Il ne leur reste presque plus rien. Donc il faut qu'on ait un pouvoir d'achat, que tout le monde ait un pouvoir d'achat", a-t-il indiqué sur France 5.

Il indique vouloir poursuivre sa grève de la faim tant qu'il n'est pas reçu par le président de la République.
 

Notre reportage du 21 novembre lors de son départ de Saône-et-Loire