La coronarographie arrive (enfin) à l'hôpital de Chalon-sur-Saône

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Écrit par Auberi Verne

C'est désormais officiel : l'hôpital de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) accueillera bel et bien un service de coronarographie. Ce mercredi 18 mai, l'ARS a finalement approuvé la requête de l'établissement, qui en faisait la demande depuis plusieurs années.

Une victoire pour l'hôpital de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). Ce mercredi 18 mai, l'agence régionale de santé (ARS) a accordé au centre hospitalier William Morey une autorisation d'activité de cardiologie interventionnelle. Concrètement, cela signifie que le personnel soignant pourra désormais pratiquer coronarographie et angioplastie, grâce à l'installation d'un nouveau plateau technique interventionnel.

"Cette décision fait suite à l'avis favorable donné le 12 mai par la commission spécialisée de l'organisation des soins", écrit l'ARS. "L'aboutissement d'un travail de coopération au bénéfice des patients de Côte-d'Or et de Saône-et-Loire."

Une bataille qui débute en 2017

Pour rappel, l'hôpital réalise une première demande pour installer la coronarographie en novembre 2016. Le dossier est ensuite refusé fin mai 2017, au prétexte d'un manque de coopération avec les hôpitaux de Dijon et Mâcon. "La candidature ne répond[ait] pas alors aux conditions de recevabilité visant à garantir l'insertion de cette nouvelle offre dans une filière de soins complète et robuste", justifie l'ARS.

Par la suite, de nombreuses manifestations naissent de ce refus. L'une d'elles atteint même les grilles du ministère de la Santé, sans succès.

Un "partenariat constructif" entre Mâcon, Chalon et Dijon

Cinq ans plus tard, l'ARS a donc changé d'avis, au terme d'un "travail de conciliation et d'accompagnement". L'établissement met en avant le "partenariat constructif" mis en œuvre entre les CH de Mâcon, Chalon-sur-Saône et Dijon, et salue "l'engagement sincère et l'esprit de responsabilité" dont ont fait preuve les directions et équipes desdits hôpitaux.

L'objectif de cette collaboration est d'améliorer la prise en charge des patients qui nécessitent des soins urgents en cardiologie, mais également sur le long terme.

L'enjeu est également de renforcer l'attractivité de cette filière et de fidéliser les équipes en place.

L'ARS Bourgogne-Franche-Comté

Maintenant que tous les voyants sont au vert, le CH William Morey pourrait accueillir des patients dans ce service dès 2024. Au total, ce sont 1 500 et 2 000 actes de coronarographie qui devraient être réalisés chaque année.

Le coût des travaux et de l'installation des équipements devrait avoisiner les 3,6 millions d'euros.