Pourquoi y a-t-il grève dans les hôpitaux de Chalon-sur-Saône et Cosne-sur-Loire ?

Un mouvement de grève a débuté lundi 24 décembre dans les hôpitaux de Chalon-sur-Saône et Cosne-sur-Loire. Le personnel dénonce le non-paiement des heures supplémentaires et le manque de moyens.
 

Dans de nombreux hôpitaux, le personnel dénonce un manque de personnel qui ne permet plus de répondre correctement aux besoins.
Dans de nombreux hôpitaux, le personnel dénonce un manque de personnel qui ne permet plus de répondre correctement aux besoins.

La tension monte dans deux centres hospitaliers de Bourgogne, où un mouvement de grève a été lancé à la veille de Noël.

A l’hôpital de Cosne-sur-Loire, dans la Nièvre, les salariés sont bien décidés à obtenir le paiement de leurs heures supplémentaires qui s’accumulent. Pour l’instant, seulement 30% de ces heures ont été payées cette année, disent les syndicats. 

Les soins de base sont assurés. Mais en cas d’urgence, les grévistes annoncent qu’ils ne travailleront que sur réquisition du préfet.

Une rencontre avec la direction de l’hôpital a eu lieu mercredi 26 décembre, mais elle n'a débouché sur rien.
"Il faut quand même dire que la direction nous a entendus sur nos attentes, nos problèmes. Mais ne répond pas à nos demandes, qui sont simples : le paiement des heures supplémentaires", résume Isabelle Duguay, infirmière, CFDT 58.

"Moi, je termine à 270 heures d’heures supplémentaires fin décembre", témoigne Peggy Roblin, infirmière, sympathisante CGT 58. "J’aime mon métier, mais je n’aime pas les conditions dans lesquelles je le fais. Il faut aimer les gens. On ne travaille pas sur des machines. Cela nécessite d’avoir une concentration de tous les instants qu’on n’a plus quand on est fatigué".


 
Le reportage de Valentin Chatelier, Tania Gomes et Philippe Sabatier avec :
-Isabelle Duguay, infirmière, CFDT 58
-Peggy Roblin, infirmière, sympathisante CGT 58



Au centre hospitalier William-Morey à Chalon-sur-Saône, en Saône-et-Loire, le personnel est aussi à bout. C’est le cas notamment au bloc opératoire où le personnel est en grève illimitée à compter du 24 décembre. Les grévistes dénoncent les conditions de travail et le manque de moyens humains et financiers. Seuls les soins de cancérologie et les urgences seront assurés, disent-ils. 

Ils doivent rencontrer le directeur de l’ARS (Agence régionale de santé) jeudi 3 janvier 2019. Les discussions porteront notamment sur le plan d'austérité qui doit être mis en œuvre à l'hôpital de Chalon en janvier 2019.

 Les explications d'Hélène Lecomte
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