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Saône-et-Loire : des archéologues lancent une cagnotte pour sauver deux statues du XIVe siècle

Le buste de moine, découvert en 2014 dans le sous-sol entourant l'église de Saint-Martin-du-Haut de Laives (Saône-et-Loire). / © Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP)
Le buste de moine, découvert en 2014 dans le sous-sol entourant l'église de Saint-Martin-du-Haut de Laives (Saône-et-Loire). / © Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP)

Découvertes en 2014 lors de fouilles autour de l'église Saint-Martin-du-Haut de Laives (Saône-et-Loire), deux statues remarquables du XIVe nécéssitent aujourd'hui d'être restaurées avant d'être montrées au public. Les archéologues de l'Inrap ont lancé une cagnotte pour soutenir ces opérations.

Par Valentin Pasquier

Voudriez-vous devenir mécène et participer à la sauvegarde du patrimoine bourguignon ? L'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) a ouvert le 4 février une cagnotte en ligne pour soutenir financièrement la restauration de deux statues trouvées près de l'église de Saint-Martin-du-Haut de Laives (Saône-et-Loire), près de Tournus.

Anonymes et entreprises peuvent ainsi contribuer à la stabilisation et à la restauration de ces trésors archéologiques en donnant le montant de leur choix sur la plateforme de mécénat participatif Commeon. Selon l'Inrap, ces statues religieuses, de par leur qualité d'exécution, auraient été façonnées au XIVe siècle dans les plus fameux ateliers du duché de Bourgogne.

 
 

Un buste de moine et une statue de sainte

Ces deux statues ont été mise au jour en 2014 par les archéologues de l'Inrap, alors qu'ils éffectuaient des sondages près de l'édifice religieux, construit au XIe sur le plateau qui domine Laives et Sennesey-le-Grand.

Elles se sont révélées en trois blocs : le premier représente, grandeur nature, le buste d'un moine encapuchonné tenant un livre ouvert ; les deux autres se trouvaient être le corps et la tête d'une statue de femme tenant une boîte à onguent, accessoire caractéristique de Sainte Marie-Madeleine. Ces oeuvres, sur lesquelles on décèle des traces de peinture, pourraient avoir été vandalisées et enfouies à la Révolution française.

Le coût global de la restauration des deux statues se chiffre à 6 400 euros. Par la cagnotte, l'Inrap espère collecter auprès des "amoureux de l'Art médiéval et aux Bourguignons" au moins la moitié de la somme. À l'avenir, ces deux figures sont destinées à être exposées au public au sein de la chapelle de Lanoux à Laives. 
 

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