HOMMAGE. L'écrivaine bourguignonne Lucette Desvignes est morte : "un inépuisable talent"

Lucette Desvignes s'en est allée, mercredi 14 février, à l'âge de 97 ans. L'écrivaine, originaire de Mercurey (Saône-et-Loire), laisse une oeuvre composée de romans, nouvelles, contes et poèmes. L'universitaire était aussi étudiée aux Etats-Unis.

La première fois que France 3 Bourgogne a rencontré Lucette Desvignes, c'était en 1986, lors d'une séance de dédicaces à Dijon. L'auteure venait de sortir de le livre de Juste, "un règlement de comptes" précisait-elle alors, dernier tome de sa saga "les mains nues" débutée quelques années plus tôt, récomposée du prix Roland-Dorgelès.

Au fil des ouvrages et des ans, nous aurons croisé le chemin de Lucette Desvignes une quinzaine de fois. Ici, en 1993, sur le marché de Saint-Christophe-en-Brionnais, ou encore en 1999, lorsqu'elle venait de sortir son autobiographie, le Miel de l'aube, aux éditions de l'Armançon. Cette même année, nous lui consacrions un reportage à Cluny : un professeur américain de littérature française était venue la rencontrer, preuve que son oeuvre avait dépassé les frontières de l'Hexagone.

Sagas, nouvelles et blog

Née en 1926 à Mercurey (Saône-et-Loire), Lucette Desvignes vivait à Dijon depuis la fin des années 1960. Agrégée d'anglais et docteur ès lettres, elle enseignait la littérature comparée aux Universités de Saint-Etienne et de Lyon. Au début des années 80, après la publication des Noeuds d'argile, elle se consacrera entièrement à l'écriture et laissera une oeuvre composée d'une vingtaine de romans, recueils de nouvelles ou de poésie.

Ses manuscrits avaient été donnés à la bibliothèque municipale de Chalon-sur-Saône. Depuis 2008, Lucette Desvignes tenait un blog, qu'elle alimentait encore ces dernières semaines de billets d'humeur. "Je m'arrangerai toujours pour vous envoyer un dernier signal", écrivait Dame Lucette en septembre dernier. Une grande dame de Bourgogne et de la littérature assurément, qui aura donc tiré sa révérence à l'âge de 97 ans.