Le véhicule du futur ? Mi-vélo, mi-voiture, ce nouveau moyen de déplacement est en plein développement

Un tour de France intitulé la "Nouvelle aventure mobile" a fait halte à Cluny (Saône-et-Loire) mercredi 13 mars. Objectif : promouvoir l'utilisation de véhicules "intermédiaires", entièrement électriques, à mi-chemin entre le vélo et la voiture.

Ni tout à fait vélo, ni tout à fait voiture, mais peut-être l'avenir des deux. Mercredi 13 mars, un tour de France baptisé la "Nouvelle aventure mobile" s'est arrêté à Cluny, en Saône-et-Loire, pour promouvoir l'utilisation d'un tout nouveau mode de transport.

Dit "intermédiaire", les différents modèles de ce véhicule ont été imaginés pour fournir une alternative à la fois au vélo et à la voiture. "On n'avait rien entre les 25 kilos du vélo électrique et la tonne et demie de la voiture électrique", explique Jérôme Zindy, spécialiste des véhicules intermédiaires. "L'idée, c'était de trouver un compromis pour se déplacer au quotidien."

"C'est peut-être le véhicule qu'on devra utiliser"

Compromis testé par Timothée Lopez depuis deux ans, avant tout par "conviction écologique". Ce professeur de forge, qui enseigne à Cluny, utilise chaque jour son véhicule intermédiaire pour se rendre sur son lieu de travail. "Je fais 12 kilomètres aller, et 12 kilomètres retour. Il peut aller jusqu'à 25 km/h et a besoin d'environ trois pour une recharge complète."

Dans l'établissement où il dispense ses cours, le véhicule ne manque pas de susciter la curiosité des étudiants... qui semblent convaincus par l'idée. "C'est peut-être le véhicule du futur, peut-être le véhicule qu'on va devoir utiliser", estime Léo, étudiant ingénieur. "Quand on voit comment il l'utilise, ça a l'air assez sécurisé."

Avec son véhicule, Timothée Lopez a déjà parcouru 10 000 kilomètres. Il peut se déplacer seul, ou avec deux enfants à l'arrière. Pour lui, aucune inquiétude concernant la sécurité des passagers : "on roule moins vite que les autres automobilistes, mais ils nous voient bien sur les routes et anticipent bien. Le véhicule s'intègre bien aux infrastructures existantes."

Une solution plus économique ?

Une solution qui est également présentée comme plus économique, assure Jérôme Zindy. "On peut par exemple faire 1 000 kilomètres pour 7 euros d'électricité. Quand on roule, on consomme très peu d'énergie." En fonction des modèles, il faudra cependant débourser entre 8 000 et 20 000 euros à l'achat. Les plus gros peuvent monter à 45km/h et disposent de 80 kilomètres d'autonomie.

Jérôme Zindy en est tout de même convaincu : ces véhicules intermédiaires représentent l'avenir du déplacement. "On dit aux gens que leurs voitures polluent, mais on ne leur donne aucune autre solution. Le potentiel du vélo est énorme, mais ce n'est pas possible pour tout le monde. C'est pour ça qu'il faut une alternative crédible." Selon l'Agence de la transition écologique, 60% des trajets du quotidien pourraient être effectués avec ces véhicules.

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