Il a beau avoir porté l'équipe de France jusqu'en finale de l'Euro-2016 grâce à ses buts et avoir été désigné meilleur joueur du tournoi, le Mâconnais Antoine Griezmann refuse l'idée de devenir un cadre chez les Bleus.

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La rentrée des Bleus

Antoine Griezmann a fait sa rentrée avec l’équipe de France à Clairefontaine.
Les Bleus se préparent en vue de leurs deux prochains matches – l’un amical contre l'Italie le 1er septembre et l’autre qualificatif pour le Mondial-2018 contre le Belarus le 6 septembre 2016.

Le jeune Bourguignon arbore le même sourire qui a séduit la France entière lors de l’Euro de foot cet été.
La cruelle défaite face au Portugal en finale est déjà loin. De ce championnat d'Europe, l'attaquant retire "beaucoup de bonheur et de fierté par rapport à ce qu'on a fait". Mais à l'heure de débuter une nouvelle campagne de deux ans qui doit mener jusqu'au Mondial-2018 en Russie, "Grizi" (son surnom) pense qu'il s'agit de "vite oublier l'Euro". "Il faut passer à autre chose", juge-t-il.

"Notre objectif est la Coupe du monde. C'était beau, c'était en France, mais ce n'est pas grâce à ce qu'on a fait à l'Euro qu'on va se qualifier". Un vrai discours de cadre.



"Les critiques ont un peu piqué au début"

Après un premier match moyen face à la Roumanie en ouverture du tournoi, Antoine Griezmann, 25 ans, avait été la cible de quelques critiques. "Beaucoup de gens s'attendaient à ce que je marque beaucoup pendant l'Euro, les critiques ont un peu piqué au début, mais je savais que je devais rester tranquille et travailler sur le terrain", confie-t-il.
Sa réaction de champion, ses exploits, ses six buts dont un doublé décisif contre l'Allemagne en demi-finale (2-0), l'ont fait changer de dimension.


Cependant, s'il s'est affirmé comme le leader technique de l'équipe de France, Antoine Griezmann refuse d'être leader tout court. Il le répète, il veut "rester le même", quelles que soient les attentes, celles du sélectionneur ou de ses coéquipiers. "Le plus important, c'est que j'attends plus de moi-même et je vais tout faire pour améliorer mon jeu sur le terrain", promet-il.

Pour le natif de Saône-et-Loire qui évolue à l'Atlético Madrid, "c'est un peu tout le monde qui doit être responsable, parler à sa façon dans le vestiaire ou sur le terrain. Moi je ne vais rien changer, que les cadres soient là ou pas. Je ferai de mon mieux sur le terrain, en essayant de marquer ou en faisant marquer", dit-il mardi 30 août 2016.

"Je ne suis pas un joueur qui prend la parole dans un vestiaire. Je ne vais pas devenir un cadre parce qu'on me le demande non plus, je suis le même joueur", insiste-t-il.