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Saône-et-Loire : la généalogie comme lien entre Polonais d'hier et descendants d'aujourd'hui

© Collection privée de Mme Brigitte Ballorin-Lagoutte
© Collection privée de Mme Brigitte Ballorin-Lagoutte

C’est une histoire de familles. Le Forum de la généalogie en Bourgogne se tiendra le 1er octobre 2016 à Montceau-les-Mines. Le thème de cette édition ? L’immigration polonaise dans la région.

Par Charlotte Becquart

La manifestation revient tous les deux ans. Le Forum de la généalogie en Bourgogne se déroulera ce samedi aux Ateliers du Jour de Montceau-les-Mines. Organisé par le Cercle Généalogique de Saône-et-Loire (CGSL), il explorera le thème des recherches polonaises. L’entrée est gratuite.

Comment retrouver ses aïeux ?


En Bourgogne, mais surtout en Saône-et-Loire, il est courant d’avoir des aïeux polonais. Mais pour tous ces descendants de l’immigration polonaise, il n’est pas si simple de retrouver ses racines. Jacques Racouchot, président de l'association Généalogie et histoire en Bassin minier, explique que beaucoup de personnes de Saône-et-Loire tentent l’expérience. « Le problème, c’est qu’ils sont généralement bloqués », raconte-t-il. « Trouver au-delà de l’arrivée en France est très difficile. La Pologne n’existait plus en tant que pays, et les archives étaient tenues ailleurs ».

Samedi, le forum devrait apporter des réponses aux personnes intéressées. L’invité principal est Philippe Christol, généalogiste spécialisé dans les recherches polonaises. Deux autres conférenciers et des dizaines d’associations seront également présents.

Pourquoi s’intéresser à la migration polonaise ?


Tout part de la re-création du pays. En 1919, l’Etat polonais est reconstitué après avoir été démembré pendant près de 150 ans. Les Polonais sont alors près de 3,5 millions à faire leur grand retour. C’est trop pour l’industrie du pays, qui ne peut embaucher tout le monde.

Côté français en revanche, le contrecoup de la Première Guerre mondiale se fait sentir.

- On déplore à l’époque entre 6 et 8 millions de morts et de blessés.
- La chute du nombre de naissances est dramatique.
- Les prisonniers quittent les mines (dont celle de Blanzy qui perd près de 2 000 hommes).

Résultat, la main d’œuvre en France manque cruellement.

Les gouvernements français et polonais signent alors une convention, suivie plus tard d’un traité d’assistance complémentaire, qui définit les modalités de l’immigration des travailleurs polonais. Tous les migrants qui arrivent en France possèdent un contrat de travail.

S’en suit une migration conséquente en France, et notamment en Saône-et-Loire. A titre d’exemple, le quartier des Gautherets de Saint-Vallier, tout près de Montceau-les-Mines, a été construit à partir de 1921 pour les travailleurs venant de Pologne.

 

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