Saône-et-Loire : les salariés d’Allia espèrent faire plier la direction

Publié le Mis à jour le
Écrit par B.L.
Les 176 salariés du fabricant de sanitaires en céramique Allia espèrent toujours sauver leur usine de Digoin, en Saône-et-Loire
Les 176 salariés du fabricant de sanitaires en céramique Allia espèrent toujours sauver leur usine de Digoin, en Saône-et-Loire © Fanny Borius

Les 176 salariés du fabricant de sanitaires en céramique Allia espèrent toujours sauver leur usine de Digoin. La direction doit déposer le plan social lundi 16 janvier 2017, mais les employés ont l’intention de déposer un recours.

Le fabricant de sanitaires Allia, qui appartient au groupe helvète Geberit, a l’intention de fermer ses deux sites de production en France, dont l'un se situe à Digoin, en Saône-et-Loire.

L’annonce de la fermeture a eu lieu en mai 2016. Depuis, les salariés ont multiplié les actions pour sauver leurs emplois. Leur dernier coup d’éclat a débuté le 7 décembre 2016 quand ils ont décidé de bloquer le portail de l'usine. Un blocage qui est toujours en cours.

La mobilisation se poursuit. Une réunion a eu lieu mardi 10 janvier. Elle a débuté à 20 heures et a duré environ deux heures. Ralph Blindauer, l’avocat du comité d'entreprise d'Allia, et l'expert-comptable ont expliqué aux salariés que le plan social de la direction d'Allia  n'était pas "recevable".

"On est présence d’un groupe florissant, qui distribue de plus en plus de dividendes chaque année " assure Me Ralph Blindauer. "On a des sites qui peuvent être sauvés. Ils ont été plongés artificiellement dans la difficulté et plutôt que de mettre 50 millions d’euros dans un plan social nous allons essayer de convaincre Geberit de mettre quelques millions d’euros dans des investissements qui rendraient ces sites à nouveau rentables", précise Ralph Blindauer.

Le reportage de Fanny Borius, Anthony Borlot et Cécile  Frèrebeau

durée de la vidéo: 02 min 32
Saône-et-Loire : les salariés d’Allia espèrent faire plier la direction


"Ce plan social n’est vraiment pas convenable"

Le plan social doit être déposé le 16 janvier. Les salariés espèrent qu'il ne sera pas homologué par l'administration du travail. Dans le cas contraire, ils ont l’intention d’introduire un recours devant le tribunal administratif. Ils en appellent aussi à l'Etat.
Les élus de Digoin eux aussi demandent l’intervention du ministre de l’Industrie Christophe Sirugue, "qui est de Saône-et-Loire et qui connaît Digoin". "Il faut absolument qu’il intervienne pour ne pas homologuer ce plan social qui n’est vraiment pas convenable", dit Fabien Genet, le maire LR de Digoin.

Le blocage du site sera levé mardi 17 janvier au matin, soit au lendemain du 16 janvier qui marque la fin de la consultation. Ensuite, la DIRECCTE aura 21 jours pour donner son avis, à savoir homologuer ou non le plan social qui prévoit la suppression du site de Digoin et celui de La Villeneuve-au-Chêne, dans l'Aube (qui emploie 86 salariés).

 

 

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