Fin d'un insecticide tueur d'abeilles : les apiculteurs auront-ils moins le bourdon ?

Abeille butinant sur une fleur de pissenlit
Abeille butinant sur une fleur de pissenlit

Les députés ont tranché jeudi 17 mars au sujet des néonicotinoïdes, qui divise jusqu'au gouvernement. Un amendement interdisant cette famille de pesticides, nocifs notamment pour les abeilles, a été adopté en commission, à 30 voix contre 28. Réactions chez les apiculteurs de Sâone-et-Loire.

Par Christophe Tarrisse

Qu'a décidé l'Assemblée Nationale ?


Ce jeudi 17 mars à l'Assemblée Natioanle, le débat sur les néonicotinoïdes était à l'ordre du jour. Un amendement interdisant cette famille de pesticides, nocifs notamment pour les abeilles, a été adopté en commission, à 30 voix contre 28. Si elle est confirmée, l'interdiction entrerait en vigueur le 1er janvier 2018, un an après la date initialement avancée.


Plusieurs centaines d'études scientifiques ont prouvé la nocivité des néonicotinoïdes principalement sur les abeilles mais aussi sur d'autres espèces animales. Pourtant, le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, avait adressé une lettre aux députés, vendredi 11 mars, pour les appeler à ne pas procéder à des "interdictions brutales" en France ce qui pourraient désavantager les agriculteurs par rapport à d'autres européens. 

A l'initiative de la France, l'Union européenne avait déjà restreint certains des usages des néonicotinoïdes en 2013, mais ils sont encore très largement utilisés.



Quelles réactions en Bourgogne ?


Exemple en Saône et Loire qui compte 1500 apiculteurs et 21 000 ruches.  En 2015, un tiers des abeilles de Saône et Loire n'ont pas survécu à l'hiver et si les études sur 2016 ne sont pas encore lancées, les apiculteurs sont pessimistes. Les chiffres de mortalité devraient être identiques voir plus accentués. Et cela est dû à 3 grandes causes :
  • la présence d'un parasite : le varois
  • la régression de la biodiversité dans les cultures
  • la présence de certains types de pesticides

Les apiculteurs ne veulent en tout cas pas d'une guerre avec les agriculteurs. Ils considèrent que ces derniers sont des utilisateurs victimes des fabricants de produits chimiques.

Le reportage de D. Boutillet et R. Ho-a-Chuck avec :
  • Pierre Duclos, vétérinaire conseil du groupement de défense sanitaire apicole de Saône et Loire
  • Marc Piard, vice-président de la section apicole de Bourgogne
Saône-et-Loire : le point sur la mortalité des abeilles
La Saône-et-Loire compte 1500 apiculteurs s'occupant de 21 000 ruches. Les débats en cours à l'Assemblée nationale et au Sénat sur la loi biodiversité sont très suivis. Car, dans ce département comme ailleurs, les pesticides sont montrés du doigt pour expliquer la très forte mortalité des abeilles.

 

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