Saône-et-Loire : des veaux retrouvés morts, mutilés et amputés de certains membres

Après les nombreuses attaques sur des équidés cet été, le phénomène prend de l'ampleur et touche à présent les éleveurs bovins. Dans l'Autunois-Morvan, des veaux ont été tués et mutilés jeudi 15 octobre.

L’œil du veau a été retiré d'une manière parfaitement circulaire.
L’œil du veau a été retiré d'une manière parfaitement circulaire. © Florence Petit - France Télévisions
Tout s'est passé entre 15h et 15h30 à moins de trente kilomètres d'écart. Ce jeudi 15 octobre, deux nouveaux veaux ont été mutilés et tués.

À Saint-Léger-sous-Beuvray, un veau de six mois a été retrouvé mort. Selon la gendarmerie de Saône-et-Loire, un coup a été porté sur le crâne de l'animal. Sa langue ainsi que sa queue ont été coupées.
 

Je ne suis même pas énervé.

L'un des éleveurs victime de l'attaque



L'éleveur, quant à lui, évoque un coup de pistolet d'abattoir. Pour lui, ce geste " ne s'explique pas. Ce sont des assassins, des malades. Je ne suis même pas enervé. " explique-t-il, abattu.

À Saint-Eugène, un autre jeune veau a été retrouvé mort. En plus de sa langue et de sa queue qui ont également été coupées, ses yeux ont été arrachés. 
La brigade de recherche d'Autun et la section de recherche de la gendarmerie de Dijon ont été saisis de l'enquête. 

Pour les gendarmes, le lien entre les attaques sur les équidés et celles sur les bovins ne fait plus guère de doute. Pour l'heure, et toujours selon la gendarmerie de Saône-et-Loire " énormément d'hypothèses " sont sur la table. Depuis le printemps dernier, plus de 150 enquêtes ont été ouvertes en France suite à ces mutilations d'équidés, parfois mortelles, survenues dans une vingtaine de départements.
  


Un veau retrouvé mort dans le Jura

Le lundi 12 octobre, sur la commune d’Audelange, dans le Jura, un veau avait déjà été retrouvé tué et mutilé dans un pré. Un oeil avait été arraché, sa langue coupée. 

"C’est horrible. Que ce soit contre nos bêtes ou contre les chevaux qui ont été massacrés, c’est quelque chose d’abominable !", s’était exclamée Claude Regazzi, la compagne de l'exploitant.

Une plainte a été déposée mardi 13 octobre auprès de la gendarmerie de Dole et une enquête est désormais ouverte. La Brigade de recherche de Dole et la Section de recherche de Besançon se sont saisies de l'enquête.
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